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Durbuy transformée en labo pour maîtriser le Covid-19

©Tim Dirven

Clean Air Safe amène une solution pour lutter contre le coronavirus en couplant des purificateurs d'air à de l'intelligence artificielle après diagnostic.

Du plus grand au plus petit. Après avoir échoué à convaincre les autorités bruxelloises de servir de laboratoire pour équiper les salles de la capitale d'instruments de machines de purification et de désinfection d'air dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus, Stéphane Van Autgaerden, CEO de Clean Air Safe, s'est tourné vers Durbuy, la plus petite ville du pays.

Evoluant dans l'organisation d'événements et la tenue de salons avant la crise (Horeca Life, Bocuse d'or, Euro Smart Cities), Stéphane Van Autgaerden, assisté de Glenn Roggeman (AED Studio), a cherché à sortir de la crise en apportant une solution. "Cela fait trente ans que je suis dans l'événementiel, je connais la technique et les salles. Notre idée était de faire renaître le vivre ensemble, notre métier est de réunir les gens dans un même espace", nous a expliqué le CEO de Clean Air Safe, installé dans un divan au rez-de-chaussée du bowling de La Petite Merveille (Durbuy Aventure), un espace pourvu de technologie purificatrice d'air.

Intelligence artificielle

C'est lorsque les autorités ont agréé une série de purificateurs d'air dans le courant du mois de mai que l'horizon de Clean Air Safe s'est dégagé. Et comme on l'a dit, les premières démarches pour équiper des salles bruxelloises n'ont pas été couronnées de succès. "On a tout étudié pendant plus de huit mois avec une saine paranoïa. On a compris qu'au lieu de vendre une technologie, il fallait amener une solution", résume aujourd'hui Stéphane Van Autgaerden. Et le déclic final a eu lieu lorsqu'ils ont compris qu'il fallait greffer de l'intelligence artificielle à cet ensemble.

"On a tout étudié pendant plus de huit mois avec une saine paranoïa et on a compris qu'au lieu de vendre une technologie, il fallait amener une solution."
Stéphane Van Autgaerden
CEO de Clean Air Safe

Après avoir fait appel à NRB, un des plus grands groupes IT en Belgique, les responsables de Clean Air Safe, n'ont pas eu de mal à convaincre Philippe Bontemps (CDH), le bourgmestre de Durbuy d'équiper la salle de spectacles de la ville. D'une capacité de 650 places assises dont la ventilation forcée est d'une capacité de 10.000 mètres cubes. En respectant les règles de distanciation, cette salle peut recevoir aujourd'hui 250 spectateurs. Avec les installations de Clean Air Safe couplées à la technologie implémentée par NRB, la salle est aujourd'hui capable de recevoir 400 personnes sans que le seuil de 900 ppm de CO2 ne soit atteint.

Salle équipée de capteurs

En réalité, pour qu'une solution efficace puisse être proposée, il faut diagnostiquer les lieux et proposer différentes technologies applicables. A Durbuy, des capteurs ont été installés aux entrées de la salle, permettant de connaître le nombre de personnes présentes. D'autres capteurs de CO2 permettent d'établir le taux de ppm, sachant que 900 ppm de CO2 est un seuil à partir duquel il faut mettre une ventilation en place. Les capteurs font remonter les données vers le régisseur de la salle et dès que le seuil de 900 ppm de CO2 est atteint, les purificateurs d'air se mettent en route. Enfin, une application disponible sur le site www.durbuy.en.poche, permettra au visiteur de prendre connaissance du taux de CO2 de la salle dans laquelle il se trouve.

"Cela offre une attractivité supplémentaire pour que chacun puisse faire ses activités en sécurité."
Philippe Bontemps
Bourgmestre de Durbuy

C'est la greffe de l'intelligence artificielle sur plus de 70 appareils agréés qui innove dans un marché appelé à croître dans les mois et les années à venir. On l'a dit, le bourgmestre de Durbuy, vétérinaire de profession, n'a pas été long à convaincre. "Cela offre une attractivité supplémentaire pour que chacun puisse faire ses activités en sécurité", nous a expliqué Philippe Bontemps qui réfléchit au-delà de la pandémie. "Le fait que je sois vétérinaire fait que je suis plus sensible aux microbes et à l'importance de la prévention", nous a expliqué le bourgmestre.

Coucke dans la danse?

Qui dit Durbuy pense inévitablement à Marc Coucke qui, au cours des dernières années, s'est livré à une sorte d'OPA sur la plus petite ville du pays. L'homme d'affaires flamand qui investit plus vite que son ombre n'est pas partenaire de ce projet, mais il a lui-même fait équiper les différents lieux qu'il exploite dans la ville. Et de son côté, le bourgmestre entend profiter de l'équipement de sa salle de spectacles pour "montrer la marche à suivre au privé".

"Entreprendre, c'est un acte de foi et il faut parfois prendre des risques."
Stéphane Van Autgaerden

"Nous avons la chance d'être des pionniers dans ce métier et d'avoir pris de bonnes décisions sans nous tromper. Nous avons un an d'avance sur la concurrence et d'autres projets dans le pipe-line", nous a expliqué Stéphane Van Autgaerden, avant de préciser que tout avait été développé sur fonds propres. "Entreprendre, c'est un acte de foi et il faut parfois prendre des risques", conclut le CEO de Clean Air Safe.

A ce stade, le bowling de La Petite Merveille est équipé ainsi que la salle de spectacles de la ville. Le syndicat d'initiative et l'accueil de la population à la maison communale devraient suivre sous peu. D'autres villes ou communes – on parle déjà de Kraainem – devraient suivre sous peu. L'équipe de Clean Air Safe sera présente en cette fin de semaine à Municipalia, le salon des mandataires qui se tiendra à Marche.

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