Untitled

Faut-il encore avoir la liberté de l’imaginer...

En Chine, étant donné la situation actuelle et la reprise en main extrêmement virulente de Hong Kong par le régime de Pékin, il est quasiment impossible d’imaginer des forces intellectuelles capables de proposer une réelle alternative au modèle autoritaire en place. Difficile dans ce contexte de se projeter dans un hypothétique monde d’après.
Une grande partie du monde arabo-musulman connaît un problème similaire: le manque de liberté d’expression et les diverses pressions exercées sur les intellectuels dans certaines dictatures ne sont évidemment pas propices à la création et à la diffusion des idées.
Le monde d’après, ce sera tout d’abord pour eux celui de la liberté, individuelle et collective. Enfin, force est de constater également que les pays asiatiques n’ont pas réagi de la même manière que nous à la crise, et notamment pour des raisons culturelles. Comme le rappelait l’anthropologue Frédéric Keck dans nos pages: "En Occident, on perçoit la catastrophe comme la fin, l’effondrement; dans les pays asiatiques, la catastrophe est envisagée comme un événement cyclique qui revient régulièrement."
Ce qui pourrait laisser penser que le concept même de "monde d’après" ne soit pas partagé par tout le monde…

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés