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Les syndicats soulagés mais amers

La perspective d'un accord entre le gouvernement fédéral et Lufthansa sur le sauvetage de Brussels Airlines a été accueilli avec soulagement par les syndicats, pour qui l'avnir de la compagnie est assuré. Ils soulignent aussi l'importance du plan de sauvetage pour les autres entreprises implantées à Brussels Airport.

"Nous avons dû l'attendre longtemps. Le personnel voulait aussi y voir clair", a commenté Filip Lemberechts, permanent du syndicat libéral. Selon lui, nombre de travailleurs ont réfléchi ces derniers jours à leur propre avenir. "Resteront-ils dans l'entreprise ou opteront-ils pour un départ volontaire? Ils se posaient aussi des questions sur le plan d'avenir
pour la compagnie", a-t-il ajouté.

Le volet social suscite d'ailleurs une certaine amertume sur le banc syndical. La CNE et son pendant flamand ACV Puls ont fait savoir qu'ils signeront les conventions collectives de travail
négociées jusque fin juin "avec le sentiment d'avoir été pris au piège".

Les syndicats chrétiens dénoncent la flexibilité "irresponsable et dangereuse" imposée au personnel. "Nous nous déchargeons de toute responsabilité au cas où un incident devrait se produire à l'avenir à cause de la nouvelle flexibilité qui nous est imposée", avertit Didier Lebbe, secrétaire permanent de la CNE.

Pour lui, "la priorité du personnel navigant doit rester la sécurité des passagers. Cela passe par des temps de repos raisonnables entre les prestations".

Imposer une restructuration conditionnée à un refinancement de l'entreprise est inacceptable pour le syndicat. "Aucune compagnie aérienne, durant cette crise sanitaire exceptionnelle n'a proposé un tel agenda, si ce n'est Ryanair", souligne Didier Lebbe.

Pour rappel, la direction de Brussels Airlines a annoncé en mai son intention de supprimer jusqu'à 1.000 emplois, soit un quart du personnel, et de faire contribuer à l'effort le personnel restant afin de permettre à la compagnie de survivre à la crise du coronavirus. La
procédure Renault d'application lors de licenciements collectifs a débuté mi-mai.

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