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Comment Trafigura couvre-t-il le risque de prix ?

Les négociants en pétrole souhaitent limiter autant que possible le risque de " flat price ". En d’autres termes, que le prix du pétrole n’évolue pas favorablement entre le moment où le trader s’engage à vendre une quantité donnée de pétrole et le moment où le produit est effectivement livré. La couverture de ce risque se fait via des futures, des contrats avec engagement de fournir une certaine quantité à un moment spécifique, à un prix prédéterminé.

Imaginons que le prix d’un baril de Brent se monte aujourd’hui à 50 dollars et qu’au moment de la livraison trois mois plus tard il ne dépasse plus 45 dollars. Si le trader ne fait rien, il perdra 5 dollars par baril. Mais il peut verrouiller le prix de vente à 50 dollars en vendant aujourd’hui des futures et en les rachetant dans les trois mois.

En vendant un future, il se protège – ou spécule – contre une baisse du prix, car il gagne aujourd’hui 50 dollars et rachètera la future plus tard pour 45 dollars. Ces 5 dollars de bénéfice compensent le montant perdu sur la transaction physique du trader, qui doit vendre son pétrole 5 dollars moins cher (45 au lieu de 50 dollars). Entretemps, sa marge bénéficiaire – par exemple 150 cents par baril de pétrole – est garantie. Il peut arriver – même si c’est plutôt rare – que Trafigura prenne une position spéculative sur le risque de " flat price ", mais seul un petit groupe de personnes y sont autorisées. " Nous ne sommes pas dans le business qui consiste à prédire le prix du baril ", explique Ben Luckock, coresponsable du trading du pétrole. " Nous voulons limiter les risques autant que possible, car nous n’y avons aucun avantage concurrentiel. Qui sait ce que le président Trump tweetera demain et qui influencera peut-être le cours du pétrole ? "

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