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©Marco Borggreve

"Un concert sans public, c’est toujours un peu froid"

Annelien Van Wauwe, 32 ans, clarinettiste virtuose et professeur

Invitée de Flagey on Air, où elle se produira le 16 août en compagnie, pour la première fois, du pianiste Severin von Eckardstein, la jeune Belge polyglotte et cosmopolite, qui vit à Berlin et enseigne la clarinette à Anvers, Madrid et La Haye, sort particulièrement ragaillardie du confinement...

Jouer pour une émission de radio "comme dans le temps", ça vous fait quel effet ?

Enregistrer un concert exige toujours une concentration accrue. L’absence d’auditeurs et la présence des micros, en général, les musiciens n’aiment pas trop... Ça fait bizarre. Mais ici, la formule est super: on aura quand même un public de 200 personnes, et ça, c’est génial, parce qu’on perçoit vraiment leur énergie sur scène.

Vous, aussi à l’aise dans le classique que le contemporain, et qui semblez onduler, en jouant de votre instrument, paraissez absolument imperméable au trac...

Je le ressens, mais il n’est pas vraiment source d’angoisse. Le stress d’avant le spectacle est positif, il me procure l’adrénaline nécessaire à l’effort. Surtout, je pratique énormément de yoga, et ça me permet de très bien contrôler le stress... ou le cacher !

Le long confinement vous a-t-il paru une torture ?

Au début, c’était très dur de recevoir tous ces mails d’annulations de concerts. Mais après, j’ai travaillé la clarinette dehors, dans la nature, et je l’ai plutôt bien vécu. Durant deux semaines, j’ai aussi mis en ligne, chaque jour sur Youtube, une série de courtes vidéos pédagogiques d’échauffement pour clarinettistes. Ces exercices très efficaces ont eu beaucoup de succès ! Je les ai appelés "Wauw! Warm up", parce qu’étant Belge, je ne renonce jamais à l’humour !

©Marco Borggreve

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