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Interview des commissaires

Quelles sont les spécificités de la biennale?

Myriam Louyest: La biennale fait découvrir l’art contemporain par le biais du patrimoine du parc d’Enghien. Elle veut ainsi proposer cette expérience à un large public: aussi bien le public initié que le public qui ne poussera jamais la porte d’une galerie. Bien que la sélection des œuvres soit toujours exigeante, le but est d’en faciliter l’accès. Il faut que tout le monde y trouve son compte, qu’il y ait émerveillement pour chacun. D’autre part, nous sommes une toute petite structure, ce qui nous donne beaucoup de liberté. Cette biennale est une affaire de passion exclusivement et foncièrement tournée vers l’humain, qu’il s’agisse des interactions entre les artistes ou de notre volonté de respecter le visiteur, quel qu’il soit.

D’où vient cette passion humaniste pour l’art contemporain?

Christophe Veys: L’art contemporain fait souvent peur. On a la sensation que c’est un langage auquel on n’aura jamais accès. Devant un tableau de la Renaissance, on a le sentiment d’avoir une relation plus directe. Mais que savons-nous vraiment de la vie d’un Caravage, de ce qu’il faisait ou de la façon dont il vivait son époque? Par contre, toutes les sensations qui ont fait naître les œuvres que l’on peut voir ici, je peux les partager plus directement. Donc pour moi, à l’inverse, l’art qui est le plus difficile à percevoir, c’est l’art d’une autre époque – même si bien sûr je suis aussi bouleversé par les œuvres du passé. Mais avec une œuvre contemporaine, si je suis perdu, je peux aller vers l’artiste puisqu’il est vivant.

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