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Le commerce en ligne et la pharma sont les gagnants en Belgique

Quels sont les secteurs gagnants et perdants au sortir de la crise en Belgique? Pour l’heure, il semble plus facile d’identifier les perdants, sans doute parce que leur chute est plus visible. Mais qu’à cela ne tienne, chez l’assureur-crédit Euler Hermès, le conseiller ès secteurs Aurélien Dutoit accepte de faire l’exercice pour nous…

Parmi les gagnants, il pointe deux composantes du secteur commercial: le commerce en ligne et le commerce alimentaire. "De janvier à juin, le chiffre d’affaires du e-commerce en Belgique a bondi de 30%, c’est plus que son rythme de progression dans l’Union européenne (20%)", relève-t-il. "Quant au commerce à dominante alimentaire, tel que la grande distribution notamment, il a vu ses revenus croître de 9% sur la période."

Le commerce non alimentaire et "en dur" a en revanche dégringolé: son chiffre d’affaires a décliné de 8,5% sur les six mois sur notre marché. "L’habillement a été le parent pauvre du retail", ajoute Dutoit, "avec des revenus en chute de 32%." Mais l’électronique et l’électroménager se portent mal aussi, et on attend peu d’amélioration d’ici la fin de l’année.

Dans l’industrie, un seul secteur apparaît dans la colonne des gagnants, l’industrie pharma, dont la production a crû de 15% en Belgique de janvier à juin, à comparer avec +7,6% au niveau européen: on a fait deux fois mieux que la moyenne UE. Tous les autres ont accusé une baisse: -17% dans le textile, -6% dans la chimie, -11% dans les produits métalliques… La construction automobile est un des plus affectés, avec une chute de 34%. La construction (bâtiment) a aussi enregistré une baisse de 13,6%, mais de janvier à mai (juin pas encore publié).

L’autre grand perdant est sans surprise le tourisme, dont les revenus ont chuté dans une ampleur comparable en Belgique et dans l’UE (-35 à 40% de janvier à mai, alors que le premier trimestre avait été bon). "Les plus touchés sont le transport aérien (-72%), l’horeca (-60%), les événements, le cinéma et la télévision (-39%). Et au déconfinement de juin-juillet, on n’a assisté qu’à une reprise très parcellaire."

Entre les deux extrêmes, une série de secteurs se montrent très résilients. C’est le cas des télécoms, des services informatiques et logiciels, ainsi que de la banque et des assurances.

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