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La Belgique doit "rester vigilante" face à la menace terroriste

Depuis le 22 janvier 2018, le niveau de la menace terroriste en Belgique a reculé pour se stabiliser à deux sur quatre, selon l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam). Cela signifie qu'un acte terroriste est jugé "peu probable". Dans certains lieux sensibles, comme les ambassades d'Israël et de Turquie, ce niveau est de trois. "La menace est modérée", estime l'expert en terrorisme Pieter van Ostaeyen. "Je ne vois pas la nécessité d'être alarmiste, mais il faut continuer à être vigilant."

La défaite du groupe État islamique en Syrie a réduit le risque. "Je ne pense pas que Daech soit en capacité d'organiser un attentat en Europe ou en Belgique", poursuit-il. "Pour l'instant, on ne voit aucun appel à des attaques, ni de la part du groupe État islamique, ni d'Al-Qaïda. Par contre, ils continuent à être actifs en Syrie et en Irak, de même qu'en Afrique, dans le Sahel."

Comme pour le reste de l'Europe, la Belgique est plutôt exposée à des risques d'attentats perpétrés par des individus isolés, qu'il s'agisse d'inconnus ou de personnes radicalisées. Selon Pieter van Ostaeyen, "la radicalisation en prison continue".

Pour cet expert, les menaces les plus sérieuses en Belgique proviennent des milieux de la drogue et des récentes contestations contre les mesures covid. "Nous devrions aussi nous inquiéter des violences perpétrées lors des manifestations contre les mesures anti-coronavirus, comme lors des violences récentes à Liège." L'Ocam s'intéresse également de près au terrorisme d'extrême droite, entre autres, en alimentant une base de données.

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