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Indigestion d'acronymes

Cette semaine, une blague a circulé sur Twitter. À côté d’une photo de la proue du géant des mers échoué dans le Canal de Suez on pouvait lire "adjusted ebitda", et à côté de la relative minuscule excavatrice sur la rive, "actual profits". Une image qui résume bien la saison des résultats. Les acronymes et les définitions "à la carte" des bénéfices témoignent d’une grande créativité. Chez le géant brassicole AB InBev, "l’ebitda normalisé" – le bénéfice hors charge d’intérêts, impôts, amortissements, dépréciation et toutes sortes de coûts "exceptionnels" – est 12 fois plus important que le bénéfice net part du groupe. C’est probablement la dernière fois qu’Orange Belgium nous saoule avec ses nombreux ebitda, tandis que chez Ter Beke, "l’UEBITDA" est plus facile à digérer qu’une lasagne surgelée. Avec une exception: chez Agfa, le bénéfice net est plus élevé que le REBITDA, grâce à la plus-value réalisée sur la vente de la branche informatique.

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