Untitled

Épinglé

AB InBev et le mythe de Sisyphe

Il faut le voir pour le croire: AB InBev réduit son endettement de 12 milliards d’euros. Et le taux d’endettement ? Il reste pratiquement inchangé ! Les fonds propres baissent pratiquement de manière équivalente. Pourquoi ? La conversion des devises "émergentes" – qui ont cédé du terrain – comme le réal brésilien et le rand sud-africain, a pesé sur les cash flows. Une mention spéciale pour Solvay: le groupe chimique a réduit de moitié son cash-flow libre en faisant attention aux coûts en pleine pandémie, réduisant ainsi considérablement ses dettes.

We are all Colruyt now

Il n’y a rien de mieux qu’une crise pour découvrir les bienfaits d’un bilan sain. Colruyt – qui n’est pas repris dans cet aperçu vu que le groupe clôture ses résultats au 31 mars – a prêché des années dans le désert avec son bilan en béton armé. Mais Afga, Econocom et IBA entre autres se sont désendettés pendant la pandémie. Les importants cash-flows ont permis notamment à Resilux, Tessenderlo, Sioen et Bekaert de réduire leurs dettes à vitesse grand V. Mais le plus impressionnant est le producteur de profils en PVC Deceuninck, qui a réduit ses dettes de plus de 50%.

Agfa: le plus dur reste à faire

Agfa-Gevaert a annoncé cette semaine qu’il devrait répercuter la hausse des prix des matières premières – aluminium, énergie, transport, etc. – sur le prix de vente des plaques offset. Et ce sera bien nécessaire: les résultats positifs de 2020 ne sont que la conséquence de la vente de sa vache à lait, la division Healthcare IT. À l’avenir, le bénéfice du groupe de Mortsel sera en grande partie lié à la capacité de la branche restante – Offset – à devenir durablement rentable.

Cap de bonne espérance

Le dividende "monstre" d’Euronav est surtout le résultat du premier trimestre incroyablement rentable. Même si le Canal de Suez était ouvert, les tankers ont contourné le Cap de bonne espérance vu que personne n’avait besoin de pétrole au début de la pandémie. En Europe, tout le monde a stocké les surplus d’or noir dans les tankers, ce qui a fait résonner la caisse chez Euronav. Mais cette période faste n’a pas duré et les taux de fret des tankers sont repartis à la baisse. Il ne faut donc pas s’attendre à un "bis repetita", même si l’armateur indique vouloir maintenir un dividende trimestriel de minimum 3 centimes par action.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés