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Ils nagent dans le flou

De nombreux commerçants sont toujours dans le flou. À Chênée, les établissements Gillon ont un rayon quincaillerie "essentiel" et un rayon art de la table "non essentiel". Alors comment s'organise-t-on? "Selon certaines informations, des activités intégrées peuvent rester ouvertes. Mais comme nous n'avons aucune précision, les clients prennent rendez-vous devant la porte pour la partie non quincaillerie", explique Jacques Gillon.

Au cabinet du ministre des PME David Clarinval, on indique que si l'activité principale (plus de 50% des rayons) est reprise dans la liste "essentielle", le commerçant peut ouvrir l’ensemble de son magasin sans rendez-vous. Au final, conclut Jacques, le client est perdu et déserte le magasin.

À Ixelles, Jordania Lugiery est à bout. Depuis le début de cette crise sanitaire, elle ne sait toujours pas si son herboristerie Bo Kay est jugée essentielle ou non.

"Les fermetures de mars étaient basées sur les codes Nace (qui définissent les secteurs d'activité, NDLR). Or, nous sommes repris sous la rubrique des bandagistes et donc fermés. En octobre est intervenu le concept d'essentiel ou non. Comme nous vendons des aliments, sur le principe nous pouvions ouvrir, mais sur base de notre Nace, nous ne le pouvions pas."

Ce qui met Jordania hors d'elle, c'est qu'à l'heure de ce 3e confinement, rien n'est réglé. "On nous demande de prendre des décisions vitales pour notre entreprise, tout en étant dans le flou."

"Ce qui compte en cas d'inspection, c'est l'activité réelle", explique-t-on au cabinet ministériel. "Les bandagistes sont visés dans la liste des magasins essentiels au titre de magasins de dispositifs médicaux, comme les magasins de produits d’hygiène et de soins, par exemple les drogueries. Les herboristeries peuvent donc ouvrir normalement."

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