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Le risque paradoxal du passeport sanitaire

Longtemps présenté comme une solution potentielle pour accélérer la réouverture totale et sans restrictions des restaurants, pubs et commerces, le passeport sanitaire ne sera finalement pas déployé avant plusieurs semaines. Peut-être même ne le sera-t-il jamais, à l'exception des déplacements internationaux et des événements de masse.

Boris Johnson a admis la semaine dernière que cette mesure n'était pas nécessaire à ce stade, allant ainsi dans le sens des professionnels de l'industrie et de scientifiques. "Cela aurait été très compliqué à mettre en place et aurait ajouté un stress supplémentaire à une industrie qui a assez souffert", a affirmé Kate Nicholls, directrice générale de UKHospitality. Un conseiller scientifique du gouvernement, Stephen Reicher, a pointé le risque de "division sociale", voire de mise en péril du programme de vaccination des plus jeunes, qui devraient attendre plus longtemps que les aînés avant de pouvoir profiter pleinement des activités sociales. Il a également fait mention de statistiques en Israël et en Allemagne, selon lesquelles la vaccination obligatoire, qui serait inhérente aux passeports sanitaires, est plutôt de nature à démotiver certaines parties de la population à se faire vacciner.

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