Publicité

Untitled

"Pour chaque évènement, deux groupes"

Six événements-test sont prévus côté francophone (y figureraient un concert Francofolies à Spa et un événement de Namur en Mai).Thibault Helleputte est le CEO de la société DNALYTICS, prestataire choisi par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour la "réalisation du protocole" qui les encadrera. Il nous explique l’approche.

Le théâtre flamand KVS a déjà débuté ses événements-tests mais rien n’est encore officiellement annoncé côté francophone. Pourquoi?

Apparemment, il n’y a pas encore d’alignement entre ce que le Commissariat Covid souhaite permettre et ce que la Fédération Wallonie-Bruxelles souhaite réaliser. La liste n’est pas arrêtée et les modalités font toujours débat, notamment sur l’usage de tests rapides jugés "indispensables" par le Commissariat.   

Quel processus-type est prévu pour tester un événement côté francophone?

En intérieur ou en extérieur, notre optique est la même. Pour chaque événement seront constitués deux groupes de volontaires, de nombre égal et selon des répartitions identiques d’âges, de sexes, de couverture vaccinale, tous intéressés par l’événement et soumis aux mêmes tests avant et après. Un groupe assistera à l’événement, l’autre pas. Les deux devront se soumettre à des tests PCR mais avec prélèvement salivaire, plus confortable. Leur point de distinction sera leur participation – ou pas – à l’événement. On peut ainsi jauger l’augmentation ou non du risque d’assister à un spectacle, un match, etc. Le tout dans le respect des règles sanitaires en vigueur (masque, distanciation, aération...)

Des événements-tests ont été menés en Espagne ou aux Pays-Bas. S’inspirer de leurs résultats n’aurait pas suffit?

On peut les consulter avec intérêt, mais il demeure des différences. Par exemple, le concert de masse à Barcelone comportait des tests rapides à l’entrée, parce que ceux-ci sont disponibles partout en Espagne. Là-bas cela a du sens. Pas chez nous. D’autres différences peuvent entrer en jeu, comme la répartition des variants, les habitudes culturelles et comportementales… Les contextes varient d’un pays à l’autre. La Belgique a aussi la volonté de tester des événements de diverses natures et dans différentes configurations (intérieur, extérieur, assis, debout, etc) pour obtenir une vision plus affinée du risque. Il est aussi temps d’arrêter de subir la pandémie et d’être paralysé par la crainte d’agir. Tester a donc toute son utilité.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés