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Joe Biden rattrapé par le conflit israélo-palestinien

Le président américain souhaitait se détourner du dossier israélo-palestinien. Les violences des derniers jours sont un test pour sa diplomatie.

Il regarde vers la Chine, l’Iran et le cyberespace. Pendant ce temps, le Proche-Orient continue de s’embraser. Dans la même ligne qu’Obama, Joe Biden souhaitait désengager Washington du conflit. Pari réussi. Les jours passent, la violence se propage, mais les appels au calme sont timides. Dans son entourage, c’est l’incompréhension. Une partie de son administration et l’organisation J Street (pro-Israël, centre-gauche) poussent le président à s’engager. Ce mercredi, Biden a affirmé le "droit d’Israël à se défendre". Il reprend la ligne de la vieille garde démocrate et surtout, il joue la prudence. En pleine négociation avec Téhéran pour un nouvel accord sur le nucléaire, il ne veut pas froisser Israël.

En parallèle, il a envoyé le secrétaire d’État adjoint Hady Amr dans la région pour calmer les tensions. Washington s’impose timidement comme arbitre. Un vide diplomatique aux conséquences dramatiques sur le terrain. Du côté des "progressistes", la pression monte. Biden avait placé les droits humains au cœur de son administration, mais il reste silencieux sur le sort des Palestiniens. Les derniers jours, des milliers d’Américains propalestiniens sont descendus dans les rues et des députés démocrates ont appelé le président à s’engager sur le dossier. Joe Biden le sait, il ne peut pas ignorer l’aile gauche montante du parti.

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