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Le CO2 de la production belge d'électricité va augmenter avant de redescendre

D’où viendra l’électricité nécessaire à l’approvisionnement de cette nouvelle flotte électrique en Belgique? La révolution de la mobilité, associée à l’électrification de nombreux autres usages, s’accompagnera automatiquement d’une explosion de la demande d’électricité.
Pour le bureau de consultance McKinsey, celle-ci devrait même doubler dans le monde d’ici à 2050.

En Belgique, selon le consortium de recherche Energyille, la demande d’électricité devrait atteindre 106 TWh en 2040, soit 28% de plus qu’aujourd’hui. Mais comment s’assurer de répondre à cette augmentation, alors que le gouvernement a décidé de fermer les 7 réacteurs nucléaires du pays entre 2022 et 2025? La réponse, bien qu’elle ne soit pas encore définitive, est en réalité multiple.

D’abord, la Belgique devra compter sur l’essor des énergies renouvelables. Ici, selon son scénario le plus réaliste, EnergyVille estime que la part du renouvelable dans le mix électrique devra atteindre 50% d’ici 2030, ce qui sera rendu possible par l’adjonction de 4,6 GW de capacité éolienne offshore, d'autant pour l'éolien terrestre, ainsi que de 11 à 12 GW de solaire.

Importation inévitable

Ensuite, c’est au gaz que reviendra le rôle de combustible de transition. Dans le cadre de la sortie du nucléaire, le gouvernement travaille à la mise en place du CRM, un mécanisme rémunérant la capacité mise à disposition par les producteurs d’électricités (et principalement les centrales à gaz). Dans ce cadre, il a été décidé que 2,3 GW de capacités au gaz additionnelles, soit 2 à 3 centrales, seraient nécessaires pour assurer cette transition.

Par conséquent, en attendant l’essor du renouvelable, les émissions de CO2 belges issues de la production électriques seront amenées à grimper, avant de redescendre. Enfin, il semble inévitable que la Belgique se repose sur les importations d’électricité afin de garantir sa sécurité d’approvisionnement. Selon EnergyVille, celles-ci pourraient représenter jusqu’à 20% du mix électrique de 2030.

Maxime Vande Weyer

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