Inscriptions: 3,2,1... Partez!

Les inscriptions dans le secondaire démarrent ce lundi. ©BELGAIMAGE

Les inscriptions dans le secondaire démarrent la semaine prochaine. Le controversé décret qui les organise rend peut-être son dernier souffle.

Les parents sont dans les starting-blocks. Ce lundi 10 février, ils pourront enfin inscrire leurs enfants dans le secondaire. Après avoir cogité plusieurs semaines sur le meilleur moyen d'obtenir une place dans l'établissement de leur choix, ils vont pouvoir tester leurs hypothèses. Face à eux, un adversaire redoutable: l'indice composite. Derrière cette appellation administrative se cache en fait un assemblage de critères permettant de départager les candidats dans les écoles où la demande est supérieure à l'offre.

50.000
Elèves concernés
Le nombre d'élèves concernés par une inscription en première année du secondaire en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Véritable arbitre du décret inscriptions, il intervient peut-être pour la dernière fois. Pour l'instant, rien ne change. Les règles, en vigueur depuis 2010, continuent de s'appliquer. Concrètement, tous les parents vont donc pouvoir déposer dès ce lundi, et jusqu'au 6 mars, le formulaire unique d’inscription (FUI) de leur préadolescent dans l’école de leur premier choix. Au total, quelque 50.000 élèves sont concernés en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).

Rien ne sert de courir, il faut partir à point

L'ordre de dépôt des formulaires n'a pas d'importance. La seule chose qui compte pour l'heure, c'est de les remettre durant la période impartie.

Et après, que fait-on? Pour les élèves inscrits dans un établissement où la demande n'est pas supérieure à l'offre, tout sera assez simple. En effet, ils devraient être avertis qu'ils disposent d'une place entre le 9 et le 13 mars.

Par contre, si l'école choisie est complète... ça se complique un peu. Dans ce cas de figure, les élèves vont être classés en fonction de sept critères, notamment géographiques, tels que la distance domicile-école ou encore la distance entre l'école convoitée et l'école primaire fréquentée.

Rassemblés et pondérés, ces fameux critères forment l'indice composite dont on vous parlait plus haut. La Commission Inter-Réseaux des inscriptions (CIRI), encore une appellation peu avenante, avertira les parents du classement de leur progéniture à la fin des vacances de Pâques.

Certains jeunes apprendront alors que leur position leur permet d'intégrer l'établissement souhaité directement, tandis que d'autres seront placés sur liste d'attente. Ne le cachons pas, il y aura forcément des déçus.

Abroger le décret inscriptions

"Le risque avec une réforme, c'est tout simplement qu'on déplace l'insatisfaction."
Un observateur du monde de l'enseignement

Critiqué depuis son instauration, le décret inscriptions n'en a, en théorie, plus pour longtemps. Son abrogation figure noir sur blanc dans la déclaration de politique générale du gouvernement à la manoeuvre en FWB. Si ça paraît simple sur le papier, ça l'est nettement moins en réalité.

Peu après sa prise de fonction, la ministre de l'Éducation Caroline Désir (PS) avait annoncé qu'elle proposerait une réforme qui produirait ses effets à la rentrée 2021... au plus tôt. Contacté par nos soins, son cabinet explique que la réflexion a été lancée en interne, mais précise que le processus n'en est qu'à ses prémices. Des groupes de travail avec les parties prenantes devront encore être installés et des simulations réalisées, assure-t-on.

Mais justement, ces parties prenantes, qu'en pensent-elles? "Il n'y a pas de formule miracle. Le risque avec une réforme, c'est tout simplement qu'on déplace l'insatisfaction", lance un observateur attentif du monde de l'enseignement. "Si le texte en l'état n'est pas parfait, il est assurément possible de faire moins bien", abonde un autre.

Conclusion: cette réforme n'aura probablement rien d'un long fleuve tranquille... Un atterrissage pour 2021 semble dès lors bien ambitieux.

Le boom des écoles privées

En 2018, près de 8.000 enfants étaient scolarisés dans des établissements internationaux et privés, hors écoles européennes, rien qu'à Bruxelles. Si la majorité de ceux-ci proviennent de familles expatriées, il y a aussi des Belges qui optent pour cet enseignement.

"Globalement, toutes les écoles internationales vont bien dans la capitale. Je sens aussi que l'opinion publique est plus favorable aux établissements privés que par le passé", nous assure le directeur de la Bogaerts International School (BIS), David Bogaerts. 

Du côté de l'école internationale Montgomery (EIM), on se targue aussi d'une croissance confortable de la fréquentation. L’an dernier, 80 élèves y suivaient les cours, contre 150 depuis cette rentrée. 

Lire notre article | Les écoles privées en plein boom à Bruxelles

 

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