N-Side vise les 100 millions d'euros d'ici 2025

En 2014, Jacques Parlongue (à gauche) venait épauler le cofondateur d'N-Side Philippe Chevalier (à droite) au poste de CEO. ©Dieter Telemans

Spécialiste des techniques d'optimisation d'aide à la décision, le néo-louvaniste N-Side vient de lever plus de cinq millions d'euros. Objectif? Quintupler de taille en cinq ans.

Après avoir levé cinq millions d'euros en 2018, c'est un nouveau chapitre qui s'ouvre pour N-Side. Le spécialiste de l'optimisation des décisions dans la pharma et l'énergie vient en effet de boucler une augmentation de capital d'entre cinq et dix millions, a-t-on appris à bonne source.

L'ensemble des investisseurs à bord depuis 2014 ont participé à l'opération. Il en va là de personnalités bien connues du monde des affaires, en la personne de Gaëtan Hannecart (Matexi) qui souligne "la qualité de la vision, le drive entrepreneurial de l’équipe et la technologie", de François le Hodey (IPM) qui voit dans la société "un fleuron belge de classe mondiale", de Jacques van Rijckervorsel (Cofinimmo et Cliniques universitaires Saint-Luc, ex-Solvay) et de Jean Stéphenne, ex-CEO de GSK Vaccines reconverti investisseur en biotech et actuellement président du développeur allemand de vaccins CureVac.

Le président et cofondateur d'N-Side, Philippe Chevalier, aussi professeur à l'UCL, a également remis au pot. Tout comme les académiques Constantin Blome (UCL et université du Sussex) et Yves Crama (HEC Liège), ainsi que les employés associés depuis plusieurs années au capital.

Forte croissance

De quoi démontrer la confiance dans le plan de développement à venir, évoque Jacques Parlongue, CEO. Objectif? Quintupler de taille en cinq ans. C'est-à-dire atteindre les 100 millions de chiffre d'affaires, contre aux environs de 20 millions aujourd'hui, fort d'une croissance annuelle de plus de 40%.

20
millions d'euros
N-Side réalise à ce jour aux environs de 20 millions d'euros de chiffre d'affaires.

"On pense en effet qu'on peut aller encore plus haut", avance le patron. Et "poursuivre notre développement rapide", complète Philippe Chevalier. L'argent frais récolté permettra d'investir dans l'équipe produit et de renforcer les ventes et le marketing notamment aux Etats-Unis, marché où N-Side s'affirmait l'année dernière en ouvrant un bureau à Cambridge (Massachusetts) fort aujourd'hui d'une dizaine d'employés.

"On pense qu'on peut aller encore plus haut aujourd'hui, notamment en nous renforçant aux Etats-Unis"
Jacques Parlongue
CEO d'N-Side

Vingt ans après son lancement en tant que spin-off de l'UCL, la pépite néolouvaniste compte près de 150 collaborateurs en ses murs, issus de plus de 25 nationalités différentes. Qui oeuvrent pour plus de la moitié du top 20 de la pharma mondiale, en ce compris AstraZeneca et Sanofi. Mais pas uniquement puisque N-Side est aussi actif, pour 34% de son activité, dans le domaine de l'énergie. Là, la société œuvre à la fixation quotidienne de la référence de prix au niveau européen sur le marché de l’électricité. Un système où circulent 200 millions d’euros chaque jour.

Concurrence nouvelle

Une accélération était devenue nécessaire du fait de l'arrivée de nouveaux concurrents sur le marché qu'a créé de A à Z N-Side main dans la main avec les plus gros acteurs mondiaux. De plus, il devenait opportun de désormais s'adresser aux plusieurs centaines de plus petites sociétés pharmaceutiques actives dans les essaies cliniques, ce qui demandait une force de frappe commerciale accrue.

Du reste, l'Asie figurera sur la carte des prochains développements dans les trois à cinq ans.

L'entreprise a été listée parmi les 10 "Best Workplace" et les Trends Gazelles courant de cette année

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