"Nos économies sont suffisamment robustes pour résister à ce choc"

La pandémie de coronavirus provoque "une crise économique significative", selon l'Union européenne. Si les mesures adéquates sont prises, le choc ne serait que temporaire, affirme la Commission. L'UE garantit la plus grande flexibilité sur les aides aux entreprises.

Vache folle, 11 septembre, crise financière de 2008... L'Europe a développé au fil des crises, souvent dans la douleur, des outils pour défendre son économie. La Commission européenne a communiqué vendredi un premier paquet de mesures destinées à aider les entreprises face à l'épidémie de coronavirus.

Cette crise sanitaire est "un choc majeur pour l'économie européenne".
Ursula von der Leyen
Présidente de la Commission européenne

Cette crise sanitaire est "un choc majeur pour l'économie européenne", a déclaré la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

"Une crise significative"

Les experts européens qualifient la crise économique de "significative". Ils prévoient une récession de l'économie de l'UE en 2020. "La croissance pourrait tomber sous 0% de PIB, voire largement en dessous", a résumé un haut fonctionnaire.

La Commission estime que l'économie européenne a les capacités de résister si les mesures adéquates sont prises de manière coordonnée. "Nos économies sont suffisamment robustes pour résister à ce choc temporaire", a dit le vice-Président de la Commission européenne, Valdis Dombrowski.

Aides aux entreprises

La Commission a assurera "une flexibilité maximale sur les aides d'Etats".
Ursula von der Leyen
Présidente de la Commission européenne

La Commission assurera "une flexibilité maximale sur les aides d'États", a ajouté Ursula von der Leyen. Les États européens sont autorisés à soutenir leurs entreprises, que ce soit, par exemple, par des subventions salariales, des suspensions d'impôts ou des facilités dans le paiement de la TVA.

"Nous ferons vite pour autoriser les aides, nous pouvons donner notre accord en 24 heures", a dit la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager. Une première aide d'État a été accordée mercredi au Danemark pour indemniser les événements de plus de 1.000 personnes annulés à cause de la crise.

La Commission prépare un cadre temporaire pour les autorisations d'aides d'États, comme ce fut le cas lors de la crise de 2008.

L'exécutif européen, gardien de la discipline budgétaire, garantira également "toute la souplesse" dans l'application des règles du pacte de stabilité fixant, entre autres, l'obligation d'un déficit budgétaire limité à 3% du PIB.

L'Italie, qui vient de débloquer 25 milliards d'euros pour combattre le virus, sera un des premiers pays à en bénéficier.

La Commission a déconseillé de fermer les frontières et de limiter les exportations, des mesures jugées disproportionnées et menaçant le marché intérieur. 

Solidarité avec l'Italie

La France et l'Allemagne avaient réduit leurs exportations d'équipements sanitaires, obligeant l'Italie à se tourner vers la Chine. Ursula von de Leyen a pris contact avec Paris et Berlin pour les rappeler à l'ordre, elle affirme avoir été entendue. 

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