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Investisseurs, c'est rentable de penser au sexe!

  • 11 décembre 2015 15:56

Marissa Mayer, CEO de Yahoo. © REUTERS

Selon une étude menée à partir de plus de 1.600 sociétés cotées en Bourse, celles où les femmes sont nombreuses à siéger au conseil d'administration présentent un return sur capitaux propres plus important.

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Lorsque vous envisagerez un nouvel achat d’actions, il ne vous faudra plus vous limiter à analyser le compte de résultats et le bilan de la société, la concurrence, les implantations géographiques, le risque devise, le rapport cours/bénéfice,…toutes choses qui constituent ce que l’on appelle le petit devoir d’information que tout investisseur prudent et éclairé doit accomplir avant de passer à l’acte.

Dorénavant, vous devrez aussi penser au sexe. Oui, oui, au sexe. Non, je ne parle évidemment pas de la bagatelle ou du quickie de la pause déjeuner. Il s’agit plutôt ici du genre des administrateurs et des CEO. Genre, cela veut dire masculin ou féminin. Eh bien messieurs, sachez-le, nos performances sont sur le déclin car au niveau des Bourses, le féminin risque bien de l’emporter sur le masculin.

36%C'est la différence de return sur fonds propres affiché par les entreprises cotées où des femmes occupent un poste clé.

Selon une étude de MSCI un spécialiste des indices boursiers relayée par le Forum économique mondial les sociétés cotées ayant un leadership féminin fort affichent un return sur fonds propres (ROE)supérieur de 36%.

Cette conclusion ressort d’une étude portant sur 1.643 sociétés reprises dans l’indice mondial MSCI. Celles qui comptent trois femmes ou plus au sein de leur conseil d’administration ou celles avec une dame au poste de CEO et au moins une autre au " board " ont dégagé un return moyen sur fonds propres de 10,1% entre fin 2009 et septembre 2015. Il n’est plus que de 7,4% pour les entreprises sans femmes à des postes clés.


Mais par quelle sorcellerie cela se puisse ? Ces diablesses viennent-elles vraiment de Vénus où les neurones seraient plus vitaminés que sur Mars ?

Que nenni, que nenni, les amis, rassurez-vous. Tout n’est pas perdu pour nous, pauvres bougres que nous sommes. Les auteurs de l’étude reconnaissent en effet que vu le peu de données historiques disponibles il n’est pas possible d’expliquer clairement les raisons de cette surperformance. Ils ajoutent : " Les recherches en matière de gestion et de psychologie sociale ont démontré depuis longtemps que les groupes dont la composition est variée ont tendance à être plus innovant et prennent de meilleures décisions." La mixité serait donc la clé du succès.

 © THIERRY ROGE/BELGAPLUS © THIERRY ROGE/BELGAPLUS

Autre enseignement de cette étude : là où les femmes trônent au sommet de la hiérarchie, les scandales éclaboussent moins les entreprises.

On rappellera qu’en Belgique, les conseils d’administration des sociétés cotées devront d’ici 2017-2018 compter un tiers de femmes. Au niveau européen, la Commission exige une proportion de 40% d’ici 2020.

Une étude récente détaillée sur notre site, montre que seules deux sociétés reprises dans l’indice Bel 20 respectent une parité homme-femme : Engie et Proximus. Elles sont huit a respecter déjà le prescrit légal en la matière. Les vilains petits canards de la classe ? Colruyt et le holding AvH avec une administrateur chacun. Allez, les gars, encore un petit effort...

Source: L'Echo

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