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Le rally de fin d'année ? Du pipeau !

  • 03 décembre 2013 15:48

Les statistiques du Dow Jones démontrent qu'il n'y a pas plus de rally de fin d'année que de beurre en branche. Il y a bien un laps de temps de sept séances de Bourse qui se distingue du reste mais c'est tout.

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Chaque année avec l’arrivée de Thanksgiving, revient cette question lancinante: les marchés boursiers bénéficieront-ils d’un mouvement de hausse- appelé rally dans le jargon- lors des dernières semaines de l’année ?

Une interrogation bien vaine si l’on en croit le site MarketWatch. Car, il suffit d’examiner les statistiques pour se rendre compte que ce fameux rally est à l’instar du monstre du Loch Ness, du yéti et de la pierre philosophale le fruit de l’imagination humaine ou d’une mauvaise interprétation de la réalité.

" Si, sur tout le mois de décembre, on prend la clôture la plus élevée et qu’on la rapporte au premier jour du mois, on arrive, pour le Dow Jones, à une moyenne de 3,1% depuis sa création en 1896 " explique Mark Hulbert de Market Watch.

En utilisant la même méthode, on constate que huit autres mois affichent une performance plus solide que celle de décembre qui se révèle être en-dessous de la moyenne. Le rally moyen du Dow Jones, dernier mois de l’année non-compris, atteint en effet 3,4%.

Pas plus de rally de fin d’année que de beurre en branche donc?

Soyons honnête, et reconnaissons qu’il existe effectivement un laps de temps à cheval sur la fin de l’année et le début de la suivante qui statistiquement se révèle bénéfique. Si l’on prend les cinq dernières séances de décembre et les deux premières de janvier, on remarque que le Dow Jones présente, depuis près de 120 ans, un gain moyen de 1,7% et qu’il est en hausse dans 77% des cas. On est largement au-dessus de la moyenne de 0,2% constatée sur d’autres périodes de l’année. Mais peut-on réellement parler de rally sur une séquence aussi courte ? Pour l'article complet de MarketWatch, cliquez sur le lien du tweet ci-dessous.

Plutôt que d’attendre d’hypothétiques vagues porteuses pour profiter des marchés, on peut, comme le suggère le blog MarketSci se baser sur les jours les plus profitables du mois pour prendre des positions.

En faisant appel à la simulation " walk forward ", MarketSCi affirme que si on investit en Bourse lors de jours du mois qui, dans le passé, se sont clôturés sur des gains sensibles cela permettra de générer des returns plus solides dans le futur.

Pour plus de détails sur la méthodologie, je vous conseille d’aller jeter un œil sur le blog.

"Les résultats en temps-réel depuis que j’ai partagé ce calendrier en octobre 2012 sont en ligne avec le test historique" affirme Michael Stokes, l’auteur du blog. Pour la moitié comprenant les meilleurs jours, le S&P 500 a réalisé un gain moyen de 0,11% (33% annualisé). Il se limite à 0,05% (12% annualisé) pour l’autre moitié rassemblant les moins bons jours. Le quartile 4 reprenant les jours les plus faibles affiche un return négatif de 0,08% (-19% annualisé).

Voici, pour le mois de décembre, les jours les plus solides (1) et les plus faibles (4). Petite précision de Michael Stokes : ce concept de saisonnalité des jours du mois ne doit jamais justifier, à lui seul, une opération en Bourse. Il s’agit tout simplement d’un outil de plus à la disposition du trader.

Source: L'Echo

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