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Les actions belges dans le collimateur des "shorteurs"

©EPA

Voici la liste des valeurs belges sur lesquelles des fonds spéculatifs ont pris d'importantes positions à la baisse. Dans le tiercé de tête, on trouve Ablynx, Ontex et IBA.

Et voici le moment de réaliser un nouveau tour d’horizon des positions prises par les "shorteurs" sur les valeurs belges cotées en Bourse. Un exercice toujours très instructif. Il permet, en effet, de distinguer quelles actions sont dans le collimateur de ces fonds spéculatifs qui misent sur leur chute en Bourse.

Deux précisions avant d’entrer dans le vif du sujet. Il ne s’agit ici que des positions vendeuses égales ou supérieures à 0,50% du capital comme le veut la législation actuellement en vigueur. Elles sont mises à jour quotidiennement sur le site de la FSMA. Les actions étrangères cotées à Bruxelles (je pense essentiellement à celles reprises dans le Bel 20: Aperam, Engie, Galapagos et ING) ne sont pas reprises dans ce classement, les déclarations de position n’étant pas, pour celles-ci, du ressort de la FSMA.

Ablynx, attendue au tournant

Déjà bien entourée lors de notre dernier topo qui remonte au 6 septembre Ablynx a vu se multiplier par deux le nombre de "shorteurs" qui tablent sur un couac en Bourse. Ils sont désormais sept contre trois avant avec un total de 5,7% du capital (3,68% en septembre), ce qui fait d’elle la valeur belge la plus "shortée". Pourtant, entre septembre et aujourd’hui, la biotech a annoncé des résultats positifs en phase III pour son traitement phare et a bondi de 29% lors de son introduction sur le Nasdaq. Sa trésorerie atteint désormais 390 millions d’euros.

Avec un total de 4,41% de son capital emprunté par cinq vendeurs à découvert, Ontex fait une entrée remarquée dans le top 3 en occupant la deuxième marche du podium. Début septembre, le spécialiste des produits d’hygiène personnelle jetables n’avait attiré les convoitises que de deux fonds totalisant un peu plus de 2%.

IBA toujours ciblée

Les problèmes de croissance rencontrés par IBA et la publication de plusieurs avertissements sur résultats qui en étaient la conséquence avaient provoqué la dégringolade du titre et attiré plusieurs spéculateurs baissiers. Au point qu’IBA, généralement absente de ce classement décrochait la médaille d’or en septembre avec une position globale de 4,62% répartie entre quatre fonds.

5,75%
Sept fonds spéculatifs ont emprunté un total de 5,75% du capital d'Ablynx pour miser sur une chute de l'action de la biotech qui a pourtant réussi, haut la main, son entrée sur le Nasdaq.

Maintenant qu’IBA a confirmé ses prévisions et conclu des accords avec Elekta et Vinci, la pression vendeuse s’est relâchée. Un peu. Quatre "shorteurs" totalisent encore une position de 3,87%. La société de Louvain-La-Neuve occupe dès lors la troisième place. 

Juste derrière, figure Euronav . Pour la compagnie de transport maritime de produits pétroliers, on peut parler de statu quo avec quatre fonds et 3,36% du capital.

Nyrstar souffle

Par contre, l’ombre de ces oiseaux de mauvais augure plane de moins en moins sur Nyrstar qui fut longtemps une de leurs cibles de prédilection. La hausse du prix du zinc permet au groupe de poursuivre sa restructuration dans des conditions favorables même si la récente augmentation de capital de 100 millions d’euros ne fut pas une bonne surprise. Il ne reste plus que deux vendeurs à découvert avec 1,25% du capital.

Le "come back" de Fagron

Deux valeurs du Bel 20 ont attiré davantage de convoitise dans le chef de ces spéculateurs. Umicore et Colruyt comptent désormais deux "shorteurs" contre un seul avant avec des positions respectives de 1,18% et 1,1%.

Enfin, on notera le retour dans ce tableau de Fagron qui à l’instar de Nyrstar fut longtemps un mets de choix lorsqu’elle a rencontré de graves problèmes financiers. Par contre, Proximus est sortie sur la pointe des pieds.

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