AB InBev sous pression: les quatre points chauds

Carlos Brito, CEO d'AB InBev. ©EPA

Avec une hausse de l'action de 10% en un mois, le marché s'attend à ce qu'AB InBev dévoile de bonnes surprises, jeudi matin, lors de la publication de ses résultats trimestriels. En été, le leader mondial de la bière évoquait un second semestre prometteur.

Lors de la publication de ses résultats semestriels le 27 juillet dernier, le marché avait salué les performances du leader mondial de la bière. Reprise de la croissance des volumes, montée en puissance des synergies issues du rachat de SABMiller et éclaircie en vue au Brésil avaient dopé le titre de près de 6% ce jour-là, à 105 euros.

Mais, au bout d’une dizaine de jours, le soufflé est retombé et l’action s’est retrouvée à son point de départ.

L'action en hausse de 10%

Jeudi matin, AB InBev dévoilera ses chiffres pour le troisième trimestre. On se rappellera qu’en juillet, la direction du groupe signalait que le deuxième semestre de l’année s’annonçait prometteur. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Depuis le 22 septembre, l’action poursuit un trend haussier et est passée de 97,51 euros à 106,8 euros (clôture de lundi) , soit un gain de 9,5%. Le marché anticipe donc clairement de bonnes nouvelles.

113,85€
C'est l'objectif de cours moyen des 37 analystes qui suivent l'action AB InBev.

Mais les chiffres publiés ce jour-là seront-ils à la hauteur des espérances? Si ce n’est pas le cas, le retour de bâton en Bourse risque de faire mal.

Le consensus des analystes table, de son côté, sur un chiffre d’affaires de 15,1 milliards de dollars contre 14,18 milliards enregistrés au deuxième trimestre, sur un Editda de 5,69 milliards (5,35 milliards au 2e trimestre) et sur un bénéfice par action ajusté de 1,271 dollar.

Le Brésil et la fusion

Quatre éléments, parmi d’autres, devront retenir l’attention des investisseurs.

  1. Il faudra s’assurer que le programme des synergies et des économies issues du rachat de SABMiller suive bien son cours. Début 2017, AB InBev l’a estimé à 2,8 milliards de dollars. Quelque 335 millions ont été dégagés lors du deuxième trimestre ce qui porte le total à 1,4 milliard de dollars déjà économisés.
  2. Au deuxième trimestre, le brasseur a vu ses volumes de bières vendues progresser ce qui n’était plus arrivé depuis un an et demi. Aura-t-il réussi à maintenir cette croissance au cours des trois derniers mois?
  3. On sait l’importance que revêt le Brésil dans les comptes d’AB InBev. Lors du deuxième trimestre, l’Ebitda a chuté, là-bas, de 15,4% et la marge s’est resserrée. Dans son communiqué du 27 juillet, le groupe précisait qu’il anticipait un retour à la croissance de l’Ebitda lors du second semestre. 
  4. AB InBev continue à viser une hausse des dividendes au fil du temps mais, au vu de l’endettement, la croissance devrait toutefois être modeste. L’an dernier, le groupe brassicole a annoncé un dividende intérimaire de 1,6 euro. Selon les prévisions de Bloomberg, il pourrait passer à 1,7 euro alors que certains "bears" évoquent une réduction.

Du côté des analystes répertoriés par Bloomberg, 24 d’entre eux recommandent d’acheter le titre, 12 de le conserver et un de le vendre. L’objectif de cours moyen atteint 113,85 euros avec un plus haut de 128 euros chez Bryan Garnier et un plus bas de 93 euros chez RBC Capital Markets.

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