Burberry se distingue au sein du luxe (Débriefing actions européennes)

La séance a été hésitante sur les marchés européens. ©REUTERS

Les valeurs du luxe ont été affectées par les tensions politiques et sociales à Hong Kong. Burberry a fait exception.

Les bourses européennes ont terminé en ordre dispersé, après une ouverture en baisse suite au recul des bourses asiatiques, inquiètes de nouvelles tensions politiques et sociales à Hong Kong, susceptibles d'envenimer un peu plus les relations entre la Chine et les États-Unis.

À Paris, le CAC 40 est resté inchangé après avoir abandonné jusqu'à 1,72% en début de séance. À Londres, le FTSE 100 a reculé de 0,37% et à Francfort, le DAX a gagné 0,07%. L'indice Euro Stoxx 50 a grappillé 0,02% et le Stoxx 600 est resté inchangé. 

Les valeurs les plus exposées à Hong Kong, financières en tête, sont les plus affectées par le climat général, ce qui explique la sous-performance du marché londonien. Les banques HSBC et Standard Chartered et l'assureur Prudential ont perdu ainsi respectivement 4,99%, 2,43% et 9,29%.

Le compartiment du luxe, très présent dans l'ex-colonie britannique, a lui été aussi affecté: LVMH, Kering, Richemont ou encore Moncler ont abandonné entre 1,26% et 4,15%.

Burberry (+3,27%) a fait exception dans le secteur après ses résultats, son chiffre d'affaires trimestriel ayant légèrement dépassé les attentes. Le groupe a annoncé une baisse de 27% de ses ventes à magasins constants au quatrième trimestre de son exercice décalé, la pandémie de coronavirus ayant entraîné la fermeture d'environ 60% de ses boutiques à la fin de ce trimestre.

Roche (-0,2%) a annoncé l'acquisition de l'américain Stratos Genomics pour poursuivre le développement du séquençage basé sur l'ADN pour utilisation dans les diagnostics. La Grande-Bretagne a conclu par ailleurs un accord avec Roche et Abbott pour l'achat de 10 millions de tests sérologiques pour la détection d'anticorps au nouveau coronavirus, destinés en priorité au personnel de santé, a déclaré jeudi le ministre de la Santé, Matt Hancock. 

À Paris, Renault a cédé 2,86% après les déclarations du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, sur le fait que le groupe automobile "joue sa survie".

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