Dans une bonne phase, l'action Galapagos dépasse les 100 euros

©Bloomberg

Les bons résultats d’une toute première étude de phase 3 sur le traitement vedette de Galapagos ont propulsé l’action de la biotech à un sommet. D’autres études doivent aboutir en 2019.

Une vague d’achats a déferlé sur Galapagos en Bourse de Bruxelles. Saluant les bons résultats de tests cliniques, les investisseurs se sont rués sur l’action du groupe biotechnologique belge. En réaction, son cours a bondi de 17,58%, ce qui lui a permis d’atteindre le seuil symbolique de 100 euros pour la toute première fois de son histoire.

C’est aussi une première pour Galapagos sur le plan clinique: les résultats d’une étude de phase 3 ont été publiés mercredi matin. Ces données portant sur le filgotinib, traitement vedette de la société de Malines, se sont avérées particulièrement bonnes. Entre les patients qui ont reçu le médicament et ceux qui ont reçu un placebo, on note des différences significatives d’amélioration de la santé, le tout avec très peu de cas d’effets secondaires.

Le filgotinib est, comme son nom l’indique, un inhibiteur: cette molécule désactive des enzymes susceptibles de déclencher des inflammations chroniques. Le filgotinib cible en particulier certaines enzymes, appelées Janus kinases (JAK) de type 1, qui interviennent dans la polyarthrite rhumatoïde, le rhumatisme psoriasique ou encore la maladie de Crohn.

Comme Pfizer et Eli Lilly?

L’enjeu est important pour Galapagos car, comme le rappelle Stéphanie Put, analyste chez Degroof Petercam, "deux autres inhibiteurs de JAK ont reçu une approbation de commercialisation à ce stade: le Xeljanz de Pfizer et plus récemment l’Olumiant d’Eli Lilly", des traitements qui ont permis à ces deux groupes pharmaceutiques d’engranger des ventes importantes, à savoir "1,3 milliard d’euros de ventes pour le Xeljanz en 2017", précise Stéphanie Put qui ajoute par ailleurs que "l’Olumiant a connu le lancement le plus réussi, à ce jour, dans le traitement de l’arthrite rhumatoïde".

De telles perspectives ont de quoi allécher les actionnaires de Galapagos. D’autant que le filgotinib a la particularité de cibler uniquement les JAK de type 1, ce qui serait de nature à réduire les effets secondaires du traitement. La molécule de Galapagos "semble présenter, à ce jour, le meilleur profil d’innocuité", souligne l’analyste de Degroof Petercam.

Le chemin est encore long pour qu’une commercialisation de ce traitement permette à la firme malinoise d’en récolter les fruits.

Pas avant… 2024

Deux autres séries de tests de phase 3 étudiant l’effet du filgotinib sur l’arthrite rhumatoïde sont attendues au premier semestre 2019. Des essais cliniques pour lesquels Sandra Cauwenberghs et Lenny Van Steenhuyse, analystes chez KBC Securities, ont désormais de "bons espoirs", compte tenu des résultats annoncés mercredi. Des études sur les effets sur la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn devraient aboutir en 2020.

Ensuite, avant de pouvoir demander des autorisations de commercialisation du médicament aux autorités sanitaires, il faudra encore attendre les résultats d’une étude sur l’innocuité du filgotinib sur la qualité du sperme, ce qui devrait encore prendre quelques années. Cette procédure devrait aboutir en 2024.

ça n’empêche pas les analystes d’être optimistes. Sur les 13 qui couvrent l’action, 10 conseillent l’achat et 3 sont neutres. Degroof Petercam ("acheter") a relevé son objectif de cours de 110 à 125 euros. KBC Securities maintient sa recommandation ("acheter") et son prix cible (113 euros). S’il continue à ce rythme, le titre Galapagos pourrait vite y arriver…

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