Des espoirs au firmament (débriefing actions européennes)

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Les marchés européens ont terminé la semaine en nette hausse grâce à des signes positifs perçus tant dans le dossier commercial que celui du Brexit.

Les principaux indices actions ont largement surfé sur les espoirs d'un accord sur le Brexit et les tensions sino-américaines. "La moindre lueur d'espoir donne littéralement des ailes" aux marchés "et toutes les inquiétudes et les crises semblent subitement oubliées", note Andreas Lipkow, analyste chez Comdirect.

Le DAX allemand a progressé de 2,86%, le CAC 40 de 1,73% et le Footsie britannique de 0,84%. De son côté, l'indice paneuropéen STOXX 600 a grimpé de 2,31%. Seul le secteur de l'alimentation a terminé dans le rouge (-0,06%) avec la chute de Diageo (-3,36%). Le titre, comme celui d'autres multinationales cotées à la Bourse de Londres, a souffert du bond de la livre sterling (+1,99%).

À contre-tendance, Publicis a dégringolé de 14,51% à la Bourse de Paris. Le géant de la publicité a abaissé ses prévisions de croissance pour 2019 et 2020, après un mauvais troisième trimestre. Le groupe a fait état d'un revenu de 2,6 milliards d'euros (inférieur aux attentes des analystes), en baisse de 2,7% à périmètre et taux de change constant. "La baisse atteint 3,3% en Europe et 3,6% en Amérique du Nord, principale zone du groupe, où Publicis souffre de l'attrition des activités liées à la création de spots standards de publicité", a souligné Tangi Le Liboux, stratégiste chez Aurel BGC.

Même topo pour Hugo Boss, dont l'action a chuté de 13,45% à Francfort. Le groupe de prêt-à-porter a de nouveau réduit ses prévisions de ventes annuelles, citant une faible demande aux États-Unis et à Hong Kong. Il table désormais sur un Ebit entre 330 et 340 millions d'euros contre 347 millions l'an dernier.

L'opérateur boursier Euronext (-2,75%) a pour sa part dévoilé un nouveau plan stratégique à horizon 2022, jugé peu ambitieux par les analystes. Il vise notamment une marge brute d'exploitation supérieure à 60%, contre une marge de 57% en 2018 en prenant en compte l'acquisition de la Bourse d'Oslo. "Les principaux objectifs financiers sont globalement en ligne avec nos attentes" mais "le marché s'attendait sans doute à des objectifs plus ambitieux (en particulier en matière de coûts, terrain sur lequel le groupe a été très agressif depuis 2014)", a commenté auprès de l'AFP Farhad Moshiri, analyste pour le bureau de recherche AlphaValue.

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