Glissade pour KBC et fuites persistantes chez Ontex (+Débriefing actions)

Le Bel 20 a terminé la semaine sur les rotules, victime de prises de bénéfice. KBC et Ontex ont mis l'indice sous pression. Hors Bel 20, D'Ieteren a fait des étincelles après avoir revu ses prévisions à la hausse.

Le Bel 20 a clôturé ce vendredi en repli de 0,92% à 3.511,46 points. L'indice phare de la Bourse de Bruxelles a joué au yoyo toute la semaine et les investisseurs ont préféré reprendre leurs billes après la grimpette de 1,44% signée la veille. Seules quatre valeurs sont parvenues à gagner du terrain, avec Barco (+2,44%) en tête, suivie de Colruyt (+0,21%) et argenx (+0,17%).

A l'autre bout du classement, on retrouvait KBC. Un jour après ses trimestriels, la banque a perdu 1,89% à 61,12 euros malgré le fait que les analystes de Credit Suisse aient relevé l'objectif de cours de KBC à 70 euros contre 68 euros avant. La recommandation des analystes reste cramponnée à "neutre". 

Ontex (-0,84%) a vu la participation de Zadig Gestion redescendre sous le seuil des 3%. Le titre du spécialiste des produits d'hygiène personnelle a effacé près d'un tiers de sa valeur depuis le 8 mai, date de son avertissement sur résultats. AB InBev a également passé une mauvaise séance, se délestant de 1,47% à 74,30 euros, tout comme Solvay, qui a abandonné 1,69%. Umicore (-1,63%) a aussi souffert du rognage de la recommandation de la banque ABN Amro sur sa valeur, la faisant passer de "acheter" à "conserver". 

Hors Bel 20, D'Ieteren a bondi à la suite de la publication de ses comptes du premier trimestre. La très bonne tenue de sa filiale Belron (Carglass) a poussé le groupe à relever ses prévisions pour l'exercice en cours. Un redressement qui a plu à la cote. L'action D'Ieteren a grimpé de 4,36% à 38,30 euros, un niveau inexploré depuis octobre dernier.

Keyware a également profité de son bulletin trimestriel pour ranger son costume de "penny stock" à la faveur d'un gain de 5,05% à 1,04 euro qui salue le virage du fournisseur de terminaux de paiement, qui mise de plus en plus sur le métier de développeur de logiciels fintechs.

A l'inverse, Curetis (-6,63%) retourne dans la division des actions valant moins d'un euro. La trésorerie de la biotech a fondu de 4 millions d'euros en trois mois pour retomber à 6,2 millions d'euros, ce qui ne laisse à la société en pleine restructuration que quelques mois d’oxygène.

Publicité
Publicité

Echo Connect