L'Allemagne attendra encore pour vendre Commerzbank

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Un responsable du gouvernement allemand affirme que Berlin n'est pas "prêt" à vendre ses 15% de Commerzbank.

Une perte trop élevée. C'est ce qui arriverait si l'Etat allemand cédait ses parts dans Commerzbank . Du coup, les spéculations retombent comme un soufflet.

"Nous ne sommes certainement pas prêts à vendre, la perte serait trop élevée", déclare sous couvert d'anonymat un responsable du gouvernement allemand au quotidien Die Welt.

Selon les médias allemands, le ministère des Finances voudrait empocher 3,5 milliards d'euros pour la cession de sa participation de 15,6% au capital de Commerzbank. Ce ministère avait fait savoir à la mi-septembre qu'il ne resterait "pas indéfiniment actionnaire" de la banque.

Le prix qu'il vise supposerait de ramener le titre de Commerzbank autour de 18 euros, un bond d'environ 55% par rapport au cours actuel. Ce jeudi midi, l'action cédait 0,47%, à 11,65 euros, à la Bourse de Francfort.

5 milliards d'euros
Berlin était entré en 2009 au capital de Commerzbank moyennant 5 milliards d'euros. Il voulait ainsi sauver la banque prise dans la tourmente.

Parmi les éventuels acheteurs évoqués par la presse allemande figurent le groupe italien Unicredit, ainsi que les français BNP Paribas et Crédit agricole.

-> Unicredit avait réaffirmé en septembre être pour l'heure engagé dans un vaste plan de transformation excluant toute acquisition jusqu'en 2019.
-> Jean Lemierre de BNP Paribas avait lui pronostiqué une consolidation bancaire "au niveau national" avant d'être transfrontalière.
-> Le directeur général de Crédit agricole, Philippe Brassac, a avait indiqué qu'il "analyse(rait)" le dossier Commerzbank en cas de cession de la part de l'État.

Par ailleurs, selon Die Welt, il n'est "pas exclu" que Berlin favorise un scénario déjà évoqué l'année dernière: la fusion de la première banque du pays, Deutsche Bank, avec sa dauphine Commerzbank, puis le retrait dans un second temps du gouvernement de sa participation.

Le paquet de titres encore en sa possession est estimé au cours actuel à environ 2,2 milliards d'euros. Berlin a affiché sa détermination à obtenir un "bon résultat pour le contribuable allemand" à travers une cession de sa participation.

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