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Le Bel 20 limite les dégâts grâce à KBC et aux biotechs

Le bon bulletin de KBC et la remontée de Galapagos et Argenx ont permis au Bel 20 de limiter son repli à 1,14%. © Lieven Van Assche

Coup de frein sur les marchés en raison d'un regain de craintes sur l'inflation. À Bruxelles, Agfa-Gevaert a raté le coche avec ses résultats trimestriels décevants.

Le rouge a dominé les échanges ce mardi sur les principales places boursières de la planète. Les investisseurs, qui redoutent depuis plusieurs mois un emballement de l'inflation, préfèrent reprendre leurs gains avant de voir les grandes banques centrales resserrer leur politique monétaire très accommodante. Et à ce jeu, ce sont les valeurs technologiques, grandes gagnantes de la crise sanitaire, qui ont trinqué à la suite de la remontée de l'inflation chinoise à son niveau le plus élevé en près de quatre ans, nouvelle preuve de la forte reprise du secteur industriel de la deuxième économie mondiale.

Les minières n'ont pas réussi à confirmer leur belle envolée de la veille, effaçant une grande partie des gains accumulés ce lundi.

Ce mardi, la Bourse de Tokyo (-3,08%) a ainsi connu sa pire séance depuis le mois de février. Hong Kong a cédé 2,15%. En Europe, c'est la Bourse d'Amsterdam et ses grands champions technologiques qui étaient les plus mal en point. L'AEX a abandonné 2,24%. Le CAC 40 (-1,86%), le DAX (-1,82%) et le FTSE 100 (-2,47%) avaient également une bien triste mine. Bruxelles et son Bel 20 (-1,14%) ont mieux résisté grâce à la bonne tenue des deux biotechs de l'indice et de KBC dans la foulée de ses résultats du premier trimestre, les trois seules valeurs du Bel 20 qui ont réussi à avancer.

Sur les marchés US, les grands indices new-yorkais glissaient à mi-séance de 1,3% pour le Dow Jones et de 0,5% pour le Nasdaq Composite . Ce dernier, à forte coloration technologique avait plié de 2,55% la veille, mais il garde toutefois la tête dans le vert depuis le début de l'année pour une poignée de points.

Dans ce contexte de redressement soutenu de l'activité économique, les prix des matières premières ne cessent de grimper. Cette poussée des prix avait fortement fait monter les titres liés aux ressources de base. Mais ce mardi, le mouvement de vente ne les a pas épargnés. Les minières et les pétrolières ont ainsi effacé une grande partie de leurs gains de la veille à l'image de Rio Tinto (-1,76%) et de BHP (-1,94%).

À Bruxelles, le spécialiste des métaux précieux Umicore (-2,10%) et le producteur d'acier inoxydable Aperam (-1,29%) n'étaient, eux aussi, pas à la fête.

L'autre grand perdant du jour, c'est évidemment le secteur des hautes technologies avec des replis marqués pour ASMI et ASML à Amsterdam, STMicroelectronics à Paris, Infineon à Francfort et Melexis (- 2,59%) chez nous.

KBC remonte, Agfa dévisse

Sur le marché bruxellois, la vague de vente a également secoué le Bel 20. KBC et les biotechs de l'indice vedette ont fait figure d'exceptions avec une progression de 0,15% pour la banque et de 1,96% pour Galapagos et 0,05% pour Argenx .

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valeurs du bel 20
Galapagos, Argenx et KBC sont les trois seuls sociétaires du Bel 20 à avoir gagné du terrain ce mardi.

La cote a salué les chiffres du bancassureur qui a battu de 34% le consensus des analystes au cours du premier trimestre "grâce à de meilleurs revenus (avec des résultats très solides dans l’assurance non-vie), de meilleures commissions, des coûts plus faibles et un coût du risque plus bas", résume Kepler Cheuvreux, qui reste toutefois à "réduire" sur la valeur avec un objectif de cours de 50 euros. KBC entend toujours verser un coupon supplémentaire de 2 euros à la fin de l'année, si la BCE le permet.

"Un raté sur toute la ligne pour Agfa-Gevaert."
Les analystes d'ING

Hors Bel 20, Agfa-Gevaert (-8,59%) était également attendu avant l'ouverture de la Bourse de Bruxelles avec ses comptes du premier trimestre. Trois mois à oublier pour le champion anversois de l'imagerie. Le marché attendait de voir Agfa-Gevaert dans le vert au terme du premier trimestre 2021, mais il est question d'une perte nette de 6 millions d'euros.

"Un raté sur toute la ligne pour Agfa-Gevaert ", résument des analystes d'ING préoccupés par la pression sur les prix et les volumes rencontrée en Chine, un marché essentiel pour la rentabilité d’Agfa.

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