Les analystes donnent le ton à Bruxelles (débriefing actions belges)

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La Bourse de Bruxelles a tenté un nouveau rebond, à l'instar des autres places européennes. Ackermans & van Haaren, Proximus et Sofina ont par contre profité de notes d'analystes positives.

En mode montagnes russes. Le Bel 20  s'est progressivement enfoncé dans le rouge en début de séance, ce jeudi, avant de reprendre de la hauteur. L'indice phare de la Bourse de Bruxelles a finalement clôturé en hausse de 0,43% à 3.987,78 points. 

Le titre Ackermans & van Haaren (+4,03% à 149,80 euros) a bondi dans le peloton de tête du Bel 20 suite à un changement de recommandation. La banque néerlandaise ABN Amro est passé à l'achat sur la valeur, soulignant qu'elle se négocie actuellement avec une décote de 3% à 4% par rapport à la valeur intrinsèque de son portefeuille. "Après une année 2019 décevante, les performances devraient s'améliorer considérablement en 2020", estiment ses analystes. Leur objectif de cours grimpe à 176 euros contre 154 euros précédemment.

Après Jefferies, c'est au tour de Morgan Stanley de faire son choix parmi les télécoms belges. La banque d'investissement a relevé son objectif de cours pour Proximus (+1,90% à 25,22 euros) à 22 euros contre 21 euros précédemment. Sa recommandation reste cependant à "sous-performance". Quant à Telenet (+1,31% à 40,12 euros), Morgan Stanley a réduit son TP à 47 euros contre 52 euros auparavant. Son conseil est maintenu à "neutre".

L'action Sofina a de son côté 2,33% à 202 euros suite aux commentaires positifs de Kepler Cheuvreux. Son analyste Kris Kippers estime que l’action mérite d’être négociée au niveau de sa valeur intrinsèque, à 220 euros (soit son nouvel objectif de cours). "Depuis que Sofina est entrée dans Byju, en mars 2016, la valorisation de cette dernière a été multipliée par 17", souligne-t-il également. C'est pourquoi le broker a relevé sa recommandation à "acheter" contre "conserver" avant.

De l'autre côté du tableau, AB InBev a lâché 0,11% à 71,80 euros. Le géant mondial de la bière doit se concentrer sur la croissance plutôt que sur le contrôle des coûts, après avoir échoué à faire croître de manière organique son chiffre d'affaires et ses profits, indique la banque d'investissement Bernstein dans une lettre ouverte qui presse le groupe de changer sa culture et son approche. Et d'affirmer que le brasseur belge n'a pas réalisé de "réelle" croissance du chiffre d'affaires au cours des 10 dernières années, avec des volumes presque stables et toute la croissance des bénéfices sous-jacents provenant de synergies.

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