Quelle est l'action étrangère préférée de nos analystes?

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Alors que l'action Netflix a déjà plus que doublé cett année, les analystes belges se tournent vers Walt Disney. Voici leurs actions étrangères préférées.

Pour leur sélection d’actions étrangères, les analystes puisent dans un vivier qui compte des milliers d’actions. Il est donc plutôt rare que l’on retrouve une même action étrangère sur plusieurs listes. Le groupe de médias Walt Disney dément cette tradition en étant cité à trois reprises parmi les actions préférées. Il remporte donc la palme.

• Et du côté des actions belges? Retrouvez ici les chouchous des analystes.

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1. Walt Disney

Walt Disney se retrouve en tête de liste chez Dierickx Leys. "30% des programmes regardés sur Netflix seraient des productions de Disney. Et l’an prochain, Disney souhaite lancer son propre canal de streaming avec des films et des séries TV." Dans ces contenus, on trouve quelques noms célèbres: Pooh, Mickey Mouse, Frozen, Monsters, Star Wars, Cars, etc. "Les contenus prennent de plus en plus de valeur, estime Puilaetco Dewaay. Et ces contenus ont encore été renforcés cette semaine après que Disney a remporté la mise pour 21st Century Fox. Par conséquent, Avatar et The Simpsons vont rejoindre le portefeuille." "Et Disney peut utiliser ces contenus comme levier pour attirer les consommateurs vers ses parcs d’attraction et vendre ses produits dérivés", poursuit Puilaetco Dewaay. ING souligne que les parcs d’attraction bénéficient actuellement d’un momentum positif. "Cette année, la France célèbre le 25e anniversaire de Disneyland Paris, et Shanghai verra le lancement de Toy Story Land."

Puilaetco Dewaay souligne que ces trois dernières années, l’action a évolué de manière stable. "Elle se négocie à peine à 14 fois les bénéfices." Et ING compare cette valorisation à celle de Netflix. "Ils ont pratiquement la même valeur boursière, mais le chiffre d’affaires de Disney est quatre fois plus élevé." Conclusion d’ING: "L'action Disney a un côté défensif grâce à la prévisibilité des flux de trésorerie. Le groupe affiche également de belles perspectives de croissance grâce à son projet de service de streaming".

2. X-Fab

X-Fab – également connue comme "société-sœur" de Melexis – est la grande favorite de Nagelmackers. L’entreprise (cotée à Paris) est dirigée par Rudi De Winter, le mari de Françoise Chombar, la patronne de Melexis. X-Fab possède plusieurs usines où les clients peuvent réserver des capacités de production. Melexis représente 34% du chiffre d’affaires. "X-Fab est un moyen bon marché d’investir dans Melexis", explique Nagelmackers.

"L’action a souffert suite à un premier trimestre décevant, mais le management avait mis le marché en garde, explique L’Investisseur. Pour les années à venir, la croissance est assurée grâce à l’élargissement des capacités dans des segments lucratifs (également au plan géographique, en Malaisie et aux États-Unis) et une meilleure utilisation des capacités de l’usine française. Le secteur automobile – très important – devrait également intégrer davantage de puces électroniques, vu les développements dans le secteur, comme les voitures autonomes et l’augmentation de l’utilisation de gadgets technologiques." Pour L’Investisseur, le management était plutôt optimiste lors d’une conférence téléphonique organisée en mai dernier. "La découverte de l’action par les investisseurs institutionnels devrait donner le coup d’envoi de la hausse du cours."

3. Allergan

La médaille de bronze est attribuée à Allergan , le numéro un de Van Lanschot. Allergan est le fabricant du Botox, le produit qui permet de combler les rides et de tendre la peau. Van Lanschot souligne la faible valorisation de l’action: "A 10,4 fois les bénéfices attendus pour 2019, la valorisation n’est pas élevée." Les analystes belges ne sont pas les seuls à miser sur Allergan. Le milliardaire américain Carl Icahn aurait, d’après certaines informations, acquis une participation. "Allergan subit la pression des activistes. Il a entre-temps décidé de vendre ses activités dédiées à la santé des femmes et aux maladies infectieuses", explique Van Lanschot. BNP Paribas Fortis souligne les belles prestations de son produit phare Botox. "Le Botox continue à occuper une position dominante, avec 75% de part de marché." Mais la banque n’est pas aveugle aux risques. "Comparé à ses concurrents, Allergan investit moins en Recherche & Développement. Sa croissance est surtout externe, via des fusions et des acquisitions. Cela comporte toujours un risque, par exemple celui de réaliser une mauvaise transaction."

4. Ahold Delhaize

L’action numéro un du début de l’année a dû renoncer à sa place sur le podium malgré une hausse de 11% de son cours de Bourse. Malgré tout, le groupe de distribution se situe encore tout en haut de la liste de Leo Stevens. "Dans le passé, le groupe a prouvé qu’il était très concurrentiel. Aujourd’hui, Ahold Delhaize s’en sort très bien sur le marché néerlandais, malgré la présence de Lidl." La banque privée souligne également la très belle offre de commerce en ligne: Bol.com dans nos contrées et Peapod aux États-Unis.

5. HelloFresh

Nous restons dans le commerce en ligne avec HelloFresh, une des trois entreprises allemandes reprises sur la liste de Leleux AB. HelloFresh livre des ingrédients frais, découpés, accompagnés de recettes et ce, sur base hebdomadaire. "HelloFresh devrait atteindre l’équilibre au quatrième trimestre 2018 en termes d’excédent brut d’exploitation (Ebitda)", estime Leleux ABTout comme Ahold Delhaize, HelloFresh réalise la majeure partie de son chiffre d’affaires aux États-Unis. "HelloFresh est le numéro 2 du marché américain, après Blue Apron."

6. Activision Blizzard

Avec Activision Blizzard , Degroof Petercam AM mise sur la croissance du secteur du jeu et en particulier de la catégorie (en pleine expansion) de l’e-sport. Dans ce secteur, le jeu devient un sport, avec de véritables compétitions. "Dans ce sous-segment, Activision est un des pionniers, avec sa Overwatch league." Le gestionnaire de patrimoine compte également sur le potentiel important des versions mobiles de World of Warcraft et Diablo, "ce que les analystes ont tendance à ignorer dans leurs estimations."

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7. Vodafone

Alors qu’Activision Blizzard cartonne sur le Nasdaq, Vodafone est plutôt un choix "contrariant". L’opérateur mobile britannique a perdu cette année 20% de sa valeur boursière. "Cela représente une opportunité d’acquérir l’action à bon prix", explique Test-Achats Invest. Le magazine spécialisé en investissements souligne la récente reprise des activités de câblodistribution de Liberty – le propriétaire de Telenet – en Allemagne et en Europe de l’Est pour 18 milliards d’euros. "Cette acquisition permet à Vodafone de proposer une offre combinée (fixe, mobile, internet, TV) dans quasiment toute l’Europe."

8. CK Hutchison Holdings

En Australie, Vodafone propose avec CK Hutchison des services de télécom mobile. C’est par ce biais que nous nous sommes retrouvés face à un holding coté en Bourse de Hong Kong, connu chez nous comme propriétaire de la chaîne de droguerie Kruidvat. Le groupe détient également des participations dans des ports, l’énergie et les infrastructures. "60% des bénéfices viennent de l’extérieur de l’Asie. Avec CK Hutchison, les investisseurs bénéficient d’une belle diversification, tant sectorielle que géographique", explique Capfi Delen AM, qui a placé le holding en première place sur sa liste. "La décote par rapport à la valeur intrinsèque se monte à 35%."

9. Cameco

Ce n’est pas la première fois que la société canadienne Cameco se retrouve sur la liste de L’Investisseur. Cameco est le plus gros producteur d’uranium coté en Bourse. "Cameco se négocie pratiquement à son niveau le plus bas depuis 2003 car le marché souffre d’une offre excédentaire d’uranium. Les plafonds de production annoncés par le principal concurrent Kazatomprom – qui se prépare à entrer en Bourse – nous permettent d’espérer le meilleur pour le reste de 2018. Le Kazakhstan devrait fixer un prix plancher pour l’uranium", explique L’initié de la Bourse.

10. Encana

À la dixième place de notre classement, nous retrouvons une autre société canadienne: le producteur de pétrole de schiste Encana , l’action préférée de KBC Asset Management. "L’entreprise se recentre sur les meilleurs champs de pétrole de schiste des États-Unis et du Canada. Le taux d’endettement baisse rapidement et sa valorisation est meilleur marché que celle de ses concurrents."

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