Thomas Cook décroche encore. Panne sèche pour BMW

©AFP

Les actions européennes ont perdu des plumes ce vendredi après trois séances consécutives de hausse. Le secteur auto était à la traîne, refroidi par les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis.

Le secteur pétrolier était un des rares compartiments à marquer des points ce vendredi en Europe. Dopé par les tensions géopolitiques, le prix de l'or noir a pris plus de 4% sur la semaine et était l'unique source de réjouissance sur des marchés européens cibles de prises de bénéfices après trois séances dans le vert. À Paris, le CAC 40 a reculé de 0,18% et à Francfort le Dax a cédé 0,58%. Le FTSE 100 de Londres a bien résisté et n'a perdu que 0,07%. Quant au Stoxx 600, il a terminé la semaine sur un repli de 0,36%. 

Sur le marché parisien, Vallourec s'est envolé de 8,44%, porté par des résultats en nette amélioration. Le fabricant de tubes destinés principalement au marché de l'énergie est parvenu à réduire de moitié sa perte nette au premier trimestre 2019. Elle s'est établie à 90 millions d'euros pour les trois premiers mois de l'année alors que le chiffre d'affaires de Vallourec a grossi de 19% sur la période, ce qui pousse le groupe français à anticiper une "forte croissance" de son résultat brut d'exploitation cette année. 

L'indice Stoxx européen de l'automobile a accusé la plus forte baisse sectorielle et a quasiment effacé les gains de la semaine. Le report de six mois de la décision américaine concernant les droits de douane sur les importations de voitures met le secteur en ébullition. BMW, très exposé sur le marché US, a cédé 5,21%, soit la plus forte baisse du Dax. Il faut remonter à l'été 2016 pour voir le constructeur bavarois en si mauvaise posture sur les marchés. 

A noter aussi, la chute de 4,52% de Delivery Here à Francfort et celle de 8,23% de Just Eat à Londres après l'annonce de l'entrée du géant américain Amazon au capital du spécialiste britannique de la livraison de repas Deliveroo. 

A Londres toujours, Thomas Cook (-39,81% à 11,80 livres), le voyagiste a enchaîné une nouvelle séance catastrophique après avoir fait état la veille d'une perte nette de 1,5 milliard de livres au premier semestre. Sur les trois dernières séances, l'action a fondu de 51%, ce qui a fait dire aux analystes de Citi que "les actions de Thomas Cook ne valent plus rien", rabaissant ainsi leur objectif de cours à 0 penny contre 28 pence précédemment. 

S.N. avec Reuters et AFP  

Publicité
Publicité

Echo Connect