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Bilan mensuel négatif pour les marchés d'actions

©AFP

La remontée des marchés ces deux dernières semaines n’a pas suffi à effacer les dégagements bénéficiaires observés début novembre. Une fois encore, Wall Street y fait exception.

Des marchés en baisse dans la première partie du mois de novembre, avant de bénéficier d’une remontée dans la seconde. Mais la reprise n’a pas été suffisamment forte pour ramener les indices dans le vert au terme du mois écoulé. Du coup, le bilan mensuel est négatif pour les marchés d’actions. En Europe du moins, où l’indice Stoxx 600 accuse une baisse de 2,16% sur l’ensemble du mois, à 386,89 points.

Imbroglio allemand

À Bruxelles, la performance du Bel 20 est encore moins bonne. L’indice affiche un repli de 2,74% à 3.984,1 points. Novembre rejoint ainsi les mois d’août (-1,39%), juin (-2,44%) et de janvier (-1,77%) qui avaient aussi à être marqués par des bilans négatifs pour cet indice. Ce dernier conserve malgré tout un gain de 10,47% depuis le début de cette année.

Parmi les principaux indices nationaux voisins du Bel 20, le CAC 40 de Paris a cédé 2,37%, le DAX 30 allemand 1,55% et l’AEX 25 d’Amsterdam 2,40%.

Les difficultés de l’Allemagne à former un gouvernement comptent parmi les facteurs qui pèsent sur les Bourses en Europe.

Le bon moral des consommateurs et des patrons d’entreprises, la croissance de 2,5% du PIB au 3e trimestre, et bien d’autres indicateurs économiques presqu’aussi bons les uns que les autres pour la zone euro, n’ont pas réussi à compenser la légère hausse de l’euro face au dollar (+2,4% à 1,192), l’inflation de base (+ 0,9%) qui reste à la traîne des attentes, ou encore les difficultés que rencontre l’Allemagne à former un nouveau gouvernement. Les élections législatives s’étaient déroulées le 24 septembre.

6.000 points en 12 mois!

Parce que les dégagements bénéficiaires ont été moins importants là-bas, la Bourse de New York est parvenue à arracher un gain de 3,5% sur le mois. L’indice Dow Jones a, par la même occasion, gravi un nouvel échelon, en ayant franchi hier la barre des 24.000 points. Il porte à 6.000 points sa progression depuis l’élection de Donald Trump le 8 novembre 2016!

©Mediafin

La Bourse du Nasdaq n’a pas eu autant de bonheur. Son indice général, qui a souffert des ventes bénéficiaires opérées sur les valeurs de la technologie dans les derniers jours, limite sa hausse à 2,2%. La composante biotech de cet indice, qui avait chuté de 7% en octobre, a cette fois limité ses pertes à 1%.

Hausse du rendement du bon du Trésor à 2 ans

Encore et toujours, la vigueur de l’économie américaine et l’idée selon laquelle la réforme fiscale promise par Donald Trump finira par sortir des tiroirs du bureau ovale de la Maison-Blanche, alimentent la hausse des indices boursiers à Wall Street. Pas davantage que la crise des missiles coréens, le sentiment que la Fed relèvera une nouvelle fois son taux directeur le 13 décembre prochain n’affecte guère le moral des investisseurs en actions.

Par contre, cela a été moins le cas pour ceux actifs sur le marché des obligations américaines à court terme. Du fait de la baisse des cours sur ce marché, le rendement des bons du Trésor à 2 ans a poursuivi sa hausse. Encore à 1,3% il y a deux mois, il est monté à 1,70%. Quant au rendement du bon à 10 ans, il est resté peu changé à 2,38%.

Brent plus cher

Du côté des places émergentes, les pertes l’ont emporté. En cause, le repli subi par les prix de certaines matières premières comme les métaux non-ferreux. Faisant exception à cette orientation baissière, le prix du baril de Brent a poursuivi sa progression pour le 3e mois d’affilée alors que l’Opep et des pays comme la Russie étaient occupés à négocier la prolongation de l’accord de réduction de leur production pétrolière. Après un bond de 16% lors des 2 mois précédents, le baril de Brent a encore gagné 3,76% à 63,75 euros.

Si la Bourse de Riyad (+0,93%) ou de Moscou (+1%) en bénéficient, cela n’a pas été le cas de celle du Koweït, qui a encore perdu 4,9%.

Bpost en tête du Bel 20

Sept valeurs du Bel 20 ont réussi à progresser en novembre. En tête bpost qui annoncera le montant de son acompte sur dividende le 4 décembre, a bondi de 7,06%. Suivent Umicore (+2,19%), seule action du Bel 20 à avoir atteint un plus haut historique, et Engie (+1,3%).

À l’inverse, Bekaert (-14%) signe la plus médiocre performance avec Galapagos (-11,84%) et AB InBev (-7,95%), qui a attribué un acompte sur dividende. Hors Bel 20, Balta s’est effondrée de 35,2% suite à l’émission d’un "profit warning". Chute également de Celyad (-30,2%), Hamon (-26,6%) et Curetis (-21,7%). Argenx (+ 26,1%) et ASIT Biotech (+ 14%) mènent les hausses.

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