Des marchés européens, refroidis par Huawei, au plus bas depuis deux ans

©REUTERS

Les Bourses européennes ont chuté de plus de 3% ce jeudi suite à l’arrestation de Meng Wanzhou, la directrice financière de Huawei, au Canada.

Le Stoxx 600 a perdu 3,1%, et le Bel20, 3,42%. Toutefois, Ericsson , l’un des principaux concurrents de Huawei, gagne 1,81%. "Les investisseurs ont pris en compte d’emblée une détérioration des relations commerciales sino-américaines", explique Paul Flood, gestionnaire de fonds chez Newton Investment Management. Les marchés venaient juste de se rassurer après le sommet du G20 où les Etats-Unis et la Chine se sont accordés pour ne plus imposer de nouveaux droits de douane.

En Europe, tous les secteurs sont en baisse. Le segment des ressources de base recule de 3,79% alors que les craintes sur le commerce pèsent sur les cours des métaux. Le secteur automobile recule de 4,15%.

L’indice Stoxx de la haute technologie cède 2,89% avec notamment un recul de 5,98% pour STMicroelectronics  à Paris et de 10,72% pour AMS . À Wall Street, les fabricants de semi-conducteurs chutent moins fortement. Advanced Micro Devices, Micron Technology, Western Digital et Nvidia ont perdu 1,8%, 1,2%, 1,39% et 2,28% respectivement.

"Cet événement peut paraître anecdotique mais c’est surtout le signe que les marchés n’avaient pas réalisé un danger beaucoup plus grand que celui de la guerre commerciale: celui de la guerre technologique, qui ne concerne pas seulement les Etats-Unis et la Chine mais plutôt le reste du monde et la Chine, relève Gregori Volokhine, président de Meeschaert Financial Services. Récemment, la Nouvelle-Zélande, l’Australie ou encore British Telecom ont banni Huawei pour l’équipement de leur réseau. Il ne s’agit plus là de protectionnisme économique mais d’empêcher la Chine non seulement de rattraper l’Occident mais de le dépasser dans le domaine technologique."

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