Le top des actions pour 2018

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La plupart des actions préférées des analystes sont celles qui ont connu quelques faiblesses. Pêchez-les avant qu’elles ne rattrapent leur retard, conseillent-ils.

Que peut-on encore acheter en Bourse – et quand, alors que cela fait des mois qu’on s’attend à une correction? Tous les six mois, les spécialistes en actions auprès des banques belges, les gestionnaires de fortune et les sociétés de Bourse prodiguent leurs meilleurs tuyaux à L’Echo. La première chose qui frappe, c’est qu’il s’agit d’actions qui ont clairement baissé ces dernières semaines, ou qui végètent depuis pas mal de temps. Il y a des corrections individuelles, ce que les spécialistes de la Bourse traduisent par le mot "opportunité".

1/ AB InBev

Peu d’entreprises de la Bourse de Bruxelles ont créé autant de valeur pour l’actionnaire ces dernières années qu’AB InBev . "Sur la dernière décennie, cette action du Bel 20 a gagné quelque 200%, clame Danny Reweghs, de l’hebdomadaire L’Initié de la Bourse, qui en fait sa favorite. Ces deux dernières années, l’indice a progressé de près de 30%. Nous nous attendons à un come-back de ‘notre’ géant de la bière en 2018."

Gain de 9% pour les chouchous de 2017

Celui qui a acheté à la fin de l’année passée un panier composé des 10 actions préférées pour 2017 obtient aujourd’hui un rendement – dividendes inclus – de 9,3%, surtout grâce à KBC Ancora (+ 35%) et Melexis (+ 27%). Les chouchous étrangers ont rapporté quasi la même chose: + 9,6%. Avec en tête Asmi (+ 31%) et Facebook (+ 39%).

Les actions belges favorites doivent cependant s’incliner devant le Bel 20: + 14,7%. On observera tout de même en faveur des analystes que l’indice boursier bruxellois était difficile à égaler cette année à cause de la forte prestation de quelques poids lourds. Les conseils de valeurs étrangères affichent par contre une meilleure prestation que l’indice MSCI World Euro (+ 6,3%).

"Depuis le deuxième trimestre de 2017, l’action a retrouvé le chemin de la croissance après une série de déceptions. Songez simplement au développement de son volume de production, de son chiffre d’affaires et de son bénéfice, pointent les banquiers privés de BNP Paribas Fortis. Les avantages des synergies découlant de la reprise de SABMiller ont surpris positivement. Aujourd’hui, l’accent est mis sur la contraction de la dette et la vente des marques premium à des prix plus chers."

Vendre ses bières avec plus de bénéfice, cela convient à AB InBev, vous vous en doutez. Outre sa réputation de ‘cost cutter’ impitoyable, le plus gros brasseur mondial a aussi le meilleur pouvoir en matière de fixation des prix. En janvier, les prix vont d’ailleurs augmenter de 3% en Belgique. "Au Brésil, les bières de luxe se vendent déjà mieux aujourd’hui", indiquent les banquiers de Van Lanschot.

"Nous prévoyons aussi une progression de la consommation de bière dans les marchés émergents, ajoute ING. La croissance en Afrique peut encore durer 40 à 50 ans." La reprise de SABMiller – anciennement South African Breweries – a été pour la favorite des analystes un ticket d’entrée sur ce continent. "Cela compense la baisse des ventes en Europe et en Amérique du Nord", selon Van Lanschot.

Ces flux de cash royaux font de l’entreprise un séduisant payeur de dividendes. Au cours actuel – en repli –, cela devrait rapporter en 2018 quelque 3,7% brut selon les gestionnaires de fortune de Leo Stevens. AB InBev verse son dividende en deux fois: mi- avril et fin novembre.

2/ Bekaert

En deuxième place, on trouve une action à cueillir en raison de la faiblesse du cours. Début novembre, le fabricant de fil d’acier a publié des perspectives mitigées. Fin juin, Bekaert  affichait la meilleure performance du Bel 20 depuis le début de l’année mais elle était en queue de peloton à la mi-novembre.

Bekaert doit affronter l’augmentation des prix des matières premières, à répercuter sur ses clients. Il s’est aussi fourvoyé dans une niche petite, mais rentable. Les clients ont acheté plus tôt que prévu une nouvelle génération de fils d’acier, notamment pour les panneaux photovoltaïques, que Bekaert n’avait pas encore en rayon. La société a ainsi perdu une part de marché.

"Après la sévère chute du cours de Bekaert, l’action est à nouveau attrayante."
L’Investisseur

"Ces déceptions appartiennent au passé, selon L’Investisseur. Après la sévère chute du cours, l’action est à nouveau attrayante." Ce raisonnement revient chez tous ceux qui plébiscitent l’action. En effet, on paie aujourd’hui pour une action Bekaert autant qu’il y a un an.

"Bekaert a sérieusement sabré dans les coûts ces dernières années, ce qui a relevé la marge bénéficiaire à 8,4% l’an dernier", observent les professionnels de Nagelmackers. L’action est un premier choix. "Le groupe est à un cours qui peut procurer une marge de 10% dans les cinq ans."

3/ Solvay

La prime d’il y a six mois a cédé un peu de terrain. Depuis la reprise de l’américaine Cytec fin 2015, l’action est restée dans le top 10 sans interruption. Cette fois encore, les analystes belges pointent sa transformation en acteur de la chimie spécialisée, avec des marges plus élevées. Elle est enfin terminée.

"L’accent est mis aujourd’hui sur la croissance organique, mais à court terme le dollar souffle un vent contraire", selon Capfi Delen AM. "Après la publication du dernier rapport trimestriel, l’action a faibli et nous y voyons une belle opportunité", ajoute BNP Paribas Fortis PB.

"Nous pensons qu’une revalorisation est en vue", prévoit la banque privée Dierickx Leys. En effet, Solvay  est devenue une autre entreprise, plus lucrative. Ce qui ne change pas, c’est sa réputation d’action de dividende. "Elle procure une beau rendement de 3%. Le dividende a toujours été bien indexé par le passé." Les descendants du fondateur Ernest Solvay, mais aussi un noyau d’autres actionnaires fidèles, ne veulent rien y changer. Beaucoup d’entre eux détiennent fermement leur participation depuis des décennies, via le monoholding Solvac.

4/ Tubize (UCB)

Cela fait belle lurette qu’un monoholding "morne" n’était arrivé aussi haut dans ce classement. La seule activité de Financière de Tubize est de détenir 70 millions d’actions UCB . Donner un avis sur cette action revient donc de facto à juger l’état du géant pharmaceutique.

"La sous-évaluation de Tubize est actuellement de près de 35%", indique Leleux Associated Brokers, qui en fait sa favorite. Tous les monoholdings belges ont un cours nettement en dessous de leur portefeuille d’investissement statique. Chez Tubize, la sous-évaluation n’a jamais été si faible qu’aujourd’hui. "Il y a suffisamment de possibilités de croissance pour les quatre médicaments Cimzia, Keppra, Vimpat et Neupro, qui représentent à eux seuls les trois quarts du chiffre d’affaires."

"La plupart des produits les plus rentables de Barco affichent une forte croissance."
Richelieu Investments

Les médicaments qui devraient suivre ces vedettes sont dans le pipeline. Plus tôt cette année, l’action UCB a connu sa séance boursière la plus sombre depuis le lundi noir (1987), ce qui s’est répercuté sur le cours de Tubize. Le Romosozumab, un des candidats à la succession, affichait alors des résultats de tests décevants. "Cela fait mal évidemment, mais tout cela est aujourd’hui compris dans le cours", selon Leleux AB.

5/ Barco

Le groupe technologique basé à Courtrai est le premier choix de Richelieu Investments, connu précédemment comme banque privée Puilaetco Dewaay. "La prochaine vague de mise à niveau des projecteurs apportera de nouveau une croissance à la division Digital Cinema. Pour la division Entreprise, ClickShare est toujours un grand succès. La plupart des produits les plus rentables de Barco  affichent une forte croissance."

Suivre la liste rapporte (à court terme)

Thomas Bohner a consacré sa thèse de master à la valeur ajoutée des analystes en actions. Il a comparé la liste des actions préférées du Tijd avec les performances de l’indice Belgian All Shares depuis décembre 1997. Il a ainsi relevé des rendements anormaux, essentiellement concentrés lors des séances suivant la publication. Les gains supplémentaires s’élèvent de 2,38% à 2,59% après 20 séances. La comparaison à long terme est moins favorable aux analystes. Un investisseur qui aurait conservé les valeurs de la sélection pendant un an aurait gagné un peu moins qu’un portefeuille suivant l’indice Belgian All Shares.

Selon Degroof Petercam, le nouveau cycle de projecteurs va arriver rapidement. "Nous voyons la marge ebit structurelle s’améliorer, de 6% à plus de 10%, et ce ne sera pas une évolution linéaire." Barco elle-même mise sur 12% à 14% d’ici 2020, pointe Nagelmackers. Dans le même temps, le compte bancaire s’étoffera de 500 millions d’euros, selon Nagelmackers. Dans une période d’argent bon marché, Barco est une des seules favorites des analystes non endettées.

6/ Econocom

Le fournisseur IT wallon a pu s’appuyer pendant des années sur une réputation d’entreprise de croissance dans un secteur prometteur. Une réputation se crée lentement et s’envole vite. "Il y a d’abord eu la déception à propos des résultats du deuxième trimestre, puis la pression sur les marges au troisième trimestre, se souvient ING. Mais de ce fait, le cours devient une opportunité."

"Tous les éléments d’une future croissance restent intacts, entend-on chez BNP Paribas Fortis. Une forte croissance organique s’accompagne en outre de reprises régulières. Ainsi, l’entreprise étend sa diversification géographique, de la France et du Benelux vers le Royaume-Uni et l’Allemagne."

7/ EVS

"La hausse de cours de 2016 a été balayée en 2017", observe Test-Achats Invest. L’entreprise technologique liégeoise de captation, montage et distribution d’images a toujours plus d’attrait pendant les années de grands événements sportifs. "Le prochain cycle d’investissement des grandes entreprises de vidéo n’est pas pour tout de suite, mais on peut miser sur les Jeux Olympiques de 2020."

D’ici là, l’investisseur peut cependant compter sur le généreux dividende. "Comme le cours a baissé, le rendement dépasse aujourd’hui les 4%, pointe Leleux AB. Le management a tranquillement investi dans de nouvelles technologies, pour préserver sa part de marché."

8/ D’Ieteren

Peu à peu, on ne peut plus considérer le groupe uniquement comme l’importateur de VW et le propriétaire de Belron, la maison mère de Carglass. "Les discussions autour d’une vente partielle à des acteurs de private equity et le superdividende versé font que D’Ieteren puise quelque 1 milliard d’euros de Belron, a chiffré Dierckx Leys. Belron vaudrait environ 3 milliards d’euros".

Cette semaine, D’Ieteren  a annoncé que la croissance de Moleskine, le fabricant italien de carnets, serait encore pus faible que prévu.

9/ Galapagos

Les investisseurs en biotechs tiennent deux éléments à l’œil: les résultats des recherches et les liquidités de leur entreprise. Avec près de 1,3 milliard d’euros en caisse, cela fait un souci en moins. "Et 2018 sera une année dense", aux dires de Capfi Delen AM. Ils placent Galapagos  en tête de leur liste. "Les investisseurs regardent la première phase III des résultats du Filgotinib contre l’arthrite rhumatoïde. Le même produit est en phase II de recherche clinique contre d’autres affections. Et plusieurs autres tests en phase clinique débuteront aussi en 2018."

presque dans le top 10 

Trois actions terminent avec un score identique, juste au-delà du top 10. Van Lanschot place Biocartis en tête de ses préférences. "Après l’augmentation de capital de 80 millions d’euros, l’action s’est repliée. Nous en profitons pour épingler cette valeur."

 ING s’attend à un retour du dividende pour Telenet. Celui-ci pourrait atteindre jusqu’à 8% du cours actuel. Van Lanschot parle d’un dividende de 7 euros par action. Tout comme ING, elle évoque comme réaliste une offre de l’actionnaire principal (57%) Liberty Global.

Selon Test-Achats Invest, la valeur de croissance éternelle Melexis est dans "une position confortable" pour atteindre ses objectifs pour 2017  12% de chiffre d’affaires supplémentaire et 25% de marge Ebit.

10/ Agfa

"Une histoire de reprise en 2018?", selon L’Initié de la Bourse. Agfa est occupé de scinder sa division application IT pour l’imagerie médicale. "Nous nous attendons à ce que les investisseurs anticipent d’autres options", prévoit Capfi Delen AM. Cela peut engendrer de forts soubresauts de cours pour une action fluctuante comme Agfa. "Le joyau de la couronne du groupe représente un quart de son chiffre d’affaires. En outre, on s’attelle à une meilleure profitabilité des autres activités", conclut L’Initié de la Bourse.

Et sur les bourses étrangères?

1/ Ahold Delhaize

Nommée cinq fois, Ahold Delhaize est la favorite incontestée. L’année qui s’achève n’a pas été de tout repos pour Ahold Delhaize, face à la progression de l’e-commerce, mais aussi à la reprise de Whole Foods par Amazon au milieu de 2017. "Nous croyons qu’Ahold Delhaize a suffisamment prouvé par le passé qu’elle pouvait concurrencer de grands noms comme Wal-mart. En outre, le retour de l’inflation aux États-Unis lui donnera un coup de pouce", selon Nagelmackers. "Les résultats du troisième trimestre étaient rassurants et les avantages de la synergie découlant de la fusion se feront sentir en 2018", argumente Test-Achats Invest. Leleux AB renvoie au programme de rachat d’actions propres. "Il y aura en 2018, un nouveau programme de rachat d’actions de 2 milliards d’euros. C’est 10% de la valeur boursière." Et Van Lanschot pointe le rendement attrayant du dividende de 3,3% brut.

2/ X-Fab

X-Fab, est également une entreprise étrangère avec une forte connotation belge. C’est la favorite de Nagelmackers. X-Fab a les mêmes actionnaires principaux que Melexis: le trio Duchâtelet, Chombar et Rudi De Winter. X-Fab fabrique des plaquettes qui contiennent une grande quantité de puces, en tant que sous-traitant d’entreprises de semi-conducteurs. "Le contretemps du deuxième trimestre n’était qu’un accident de parcours. X-Fab va au-devant d’une forte expansion, alors que le rapport cours/bénéfice de 20 est plus que raisonnable dans ce secteur, selon L’Investisseur. Avec Melexis comme principal client, il est normal que X-Fab vise le secteur automobile. Mais il met aussi l’accent sur les produits médicaux."

3/ DSM

"DSM est l’exemple d’une entreprise chimique européenne moderne qui se renouvelle constamment", indique Degroof Petercam AM. "Après la sortie lucrative de Patheon, DSM n’avait quasi plus aucune dette. L’entreprise s’est un plus recentrée sur les compléments alimentaires", observe Delen. BNP Paribas Fortis évoque aussi un facteur spéculatif. "En tant que candidate possible à une reprise par exemple par la filiale des spécialités de Dow Chemical/DuPont, DSM permet de surfer sur la vague de reprises dans ce secteur."

4/ Total

Le groupe pétrolier français rejoint souvent cette liste de favorites. "Total s’est affairée à la reprise des activités pétrolières et gazières de Möller Maersk et des activités GNL d’Engie. Ce dynamisme a procuré un effet d’échelle, de l’efficacité et une réduction des coûts", observe L’Investisseur. "Les géants pétroliers se trouvent dans une zone favorable, indique KBC Asset Management. Ils profitent d’une combinaison inhabituelle de prix pétroliers élevés et des faibles coûts. Pour que les résultats continuent à s’améliorer, une hausse des prix pétroliers n’est pas nécessaire."

5/ Vivendi

"C’est une des rares véritables histoires de croissance dans le secteur global des médias, entend-on à la Société Générale Private Banking. Grâce à la percée des plateformes de streaming, le catalogue musical étendu, comme celui d’Universal Music, est incontournable dans le monde du business de la musique." Chez Delen, Vivendi est une des principales favorites: "Vivendi pourrait tirer profit de la scission de sa division musique. Et cela peut donner de la marge pour un dividende supplémentaire."

6/ Walt Disney

La seule action américaine qui parvient jusqu’au top 10. Il n’en a pas toujours été ainsi. Les experts boursiers trouvent en général Wall Street trop chère. Avec Walt Disney, ils pointent un retardataire. "Depuis le mois d’avril, le marché se focalise très fort sur la baisse des abonnés ESPN (chaînes thématiques de sport, NDLR). Le câble traditionnel est touché par la pression de la disruption numérique, comme Netflix. Mais Disney dispose d’un portefeuille impressionnant de films et de séries qui produisent un flux de revenus constant et que Disney fournira d’ailleurs aux clients indépendamment de Netflix", explique Dierickx Leys. Richelieu Investment pointe également le rendement du dividende de 1,9%. Depuis l’enquête réalisée auprès des analystes, le portefeuille de Disney a encore pris de l’ampleur suite au rachat de 21st Century Fox ("Avatar", "The Simpsons"…)

7/ Roche Holding

Ce géant suisse de la pharmacie revient régulièrement dans ce top 10. Le cours de Bourse végète depuis quelque temps sur une courbe plate, voire descendante. "La principale raison est la crainte de l’impact des biosimilars (plus ou moins l’équivalent des médicaments génériques en biotechnologie) sur le portefeuille de médicaments. Entre-temps, la division R&D ne reste pas inactive et l’entreprise a indiqué récemment plusieurs résultats de tests intéressants pour de nouveaux médicaments", indique Richelieu Investment.

8/ Reckitt Benckiser

Reckitt Benckiser est un producteur britannique de biens de consommation, avec une série de marques fortes comme Dettol, Air Wick, Durex et Nurofen. Degroof Petercam AM est enthousiaste à propos de la récente reprise de Mead Johnson, la plus grosse opération de son histoire. "Mead Johnson est spécialisée en alimentation pour bébés, un marché qui peut profiter des droits d’importation récemment réduits en Chine", selon Degroof Petercam AM. Reckitt Benckiser aussi est une valeur restée à la traîne. "C’est un ralentissement de la croissance qui a engendré ce retard de cours en 2017."

9/ Intrum

Voilà probablement la moins connue des valeurs. "Intrum est un prestataire de services financiers suédois. C’est surtout la division ‘purchased debt’, qui rachète de gros paquets d’arriérés de paiement de montants relativement faibles, qui doit fortement progresser", explique Dierickx Leyx. "Intrum est en fait un bureau d’encaissement coté en Bourse", explique Leo Stevens & Cie. "Après la fusion avec Lindorff, Intrum possède un leadership européen dans un marché encore fort fractionné. Les avantages d’échelle de la fusion sont grands tout comme les perspectives de croissance: Intrum s’attend d’ici 2020 à une hausse annuelle du bénéfice net de 20% par rapport au bénéfice consolidé pro forma de Intrum +Lindorff au 31 décembre 2016."

10/ Samsung Electronics

"Cette entreprise est connue comme fabricant de smartphones et de multiples appareils ménagers. La plus grande partie du bénéfice vient cependant de la vente de composants à des fabricants de hardware, comme les écrans OLED. La faible valorisation compense largement le risque spécifique sud-coréen – le ‘korean discount’", selon KBC Asset Management. Cette décote reflète le faible niveau de bonne gouvernance en Corée du Sud, ce qui a un impact sur la valorisation. Le vice-président Lee a ainsi été arrêté il y a quelques mois.

"La combinaison des lancements de nouveaux produits dans la division consommateurs, de prix plus élevés des semi-conducteurs et de la demande accrue d’OLED forment une base solide d’une poursuite de la croissance", résume la Société Générale Private Banking.


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