Les Belges possèdent 931,3 milliards d'euros

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Le patrimoine financier des particuliers a atteint un montant record au premier trimestre 2011.

Les Belges n’ont jamais été aussi riches. Selon les chiffres publiés mardi par la Banque nationale de Belgique (BNB), le patrimoine financier des particuliers a atteint 931,3 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2011. C’est un record absolu qui place la Belgique parmi les plus riches pays de la zone euro. Si l’on répartit ce montant entre les habitants du royaume, on obtient un patrimoine financier moyen de 84.666,45 euros par Belge.

Après déduction des dettes des ménages (crédits hypothécaires et autres), le patrimoine financier net s’élève, au total, à 731,9 milliards d’euros (+9,9 milliards ou +1,37% par rapport au dernier trimestre de 2010), un sommet inédit. Par Belge, le patrimoine financier net s’élève à 66.533,27 euros.

Compte d’épargne, encore!

"Cette évolution est principalement imputable aux placements nets effectués au cours de la période", analyse la BNB dans son rapport trimestriel sur les comptes financiers de la Belgique. "Les variations de prix n’ont contribué qu’à raison de 1,2 milliard d’euros à l’accroissement de la richesse financière des ménages au cours de la période".

En clair, les plus-values n’ont pas fourni le gros de l’enrichissement du patrimoine des Belges au premier trimestre. Ceux-ci ont surtout placé davantage d’argent dans les différentes classes d’actifs financiers. En l’occurrence, "les particuliers ont constitué des actifs financiers pour 11,7 milliards d’euros", constate la BNB.

Comment se répartit cette douzaine de milliards d’euros d’argent frais? Les dépôts ont augmenté de 5,6 milliards d’euros, plus ou moins équitablement répartis entre, d’une part, les dépôts à vue et à terme (+2,7 milliards d’euros) et, d’autre part, les dépôts d’épargne réglementés, c’est-à-dire les toujours très populaires comptes d’épargne (+2,9 milliards d’euros).

Les Actions ont séduit

Les titres à revenu fixe, à savoir essentiellement les obligations, ont drainé des capitaux pour un total de 1,6 milliard d’euros. Les plus-values obligataires se sont élevées à quelque 500 millions d’euros. Par ailleurs, les produits d’assurance ont récolté un franc succès en attirant 3 milliards d’euros supplémentaires, malgré une moins-value globale d’environ 200 millions d’euros. De leur côté, les actions et parts d’OPC (organismes de placement collectif) ont fait l’objet d’apports (transactions financières nettes, c’est-à-dire les achats moins les ventes) à hauteur de 3,5 milliards.

Les actions (+2,6 milliards d’euros) ont davantage séduit que les fonds (+900 millions d’euros). C’est peut-être dû à la moins bonne performance de ceux-ci par rapport aux actions. Au cours du premier trimestre, la variation de prix des actions est positive (+1,5 milliard d’euros) alors que celle des OPC est négative (-700 millions d’euros). Durant cette période, la Bourse de Bruxelles, du moins son indice vedette, le Bel 20, a progressé de 3,24%, alors que l’indice paneuropéen DJ Stoxx 600 se contentait d’une hausse de 0,03%. À titre de comparaison, durant les trois premiers mois de l’année, le CAC 40 avait pris 4,85%, le Dax 1,84% et le Footsie, 0,15%. Le Dow Jones avait quant à lui bondi de 6,41%. Les valeurs de l’assurance ont nettement progressé au premier trimestre, le secteur gagnant plus de 8%. A la Bourse de Bruxelles, cela s’est traduit par une envolée de plus de 17% de l’action Ageas durant cette période.

Prêts hypothécaires

La progression de la valeur globale des actifs financiers des Belges au premier trimestre (+1,4% à 931,3 milliards d’euros) est inférieure aux hausses enregistrées lors des deux trimestres précédents (+1,9% de juillet à septembre 2010 et +2,4% au dernier trimestre 2010). Côté passif, les Belges ont également augmenté leurs dettes au premier trimestre. Au total, elles ont atteint 199,5 milliards d’euros, soit une augmentation de 2,9 milliards d’euros (+1,5% par rapport à la fin 2010). C’est une fois de plus la hausse des crédits hypothécaires (+2,7 milliards) qui explique en grande partie cette progression. Ces dettes sont à retrancher du patrimoine financier global pour obtenir le patrimoine financier net de 731,9 milliards d’euros. Précisons enfin que ce chiffre porte sur le patrimoine mobilier. La valeur des biens immobiliers n’est donc pas reprise dans ces statistiques. Sachant combien les Belges apprécient la propriété immobilière, on peut supposer que leur patrimoine global est encore plus imposant…

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