Potentiel de 20% pour Bekaert, Galapagos et AB InBev

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Selon le consensus des analystes, AB InBev, Bekaert et Galapagos affichent un potentiel à 12 mois supérieur à 20%. Umicore affiche par contre une prime de 16%.

Le mois écoulé a vu le Bel 20 se stabiliser autour des 4.000 points, sans qu’une tendance claire ne se dégage. Une majorité des composantes de l’indice (13 sur 20) ont affiché une progression solide, avec des hausses de plus de 5% chez Ackermans, bpost, UCB ou Umicore. Mais en moyenne, la progression de l’ensemble de l’indice bruxellois n’atteint que 0,5% sur le mois écoulé.

Pour la première fois depuis longtemps, les objectifs ont affiché un repli de -0,1% depuis la mi-novembre, les lourdes révisions négatives enregistrées chez Bekaert (-5%), Colruyt (-3%), Ontex (-3%) ou Proximus (-2%) n’ayant pas été compensées par les révisions en hausse, souvent d’amplitude moins importante.

Le potentiel moyen des composantes de l’indice Bel 20 s’est donc replié de 7,6 vers 7%. AB InBev, Bekaert et Galapagos conservent un potentiel supérieur à 20%, tandis qu’Umicore affiche désormais une prime de 16% suite à la belle performance du cours durant le mois écoulé.

Cofinimmo a été remonté à deux reprises depuis la mi-novembre, chez ABN Amro qui est passé à "conserver", et chez Degroof Petercam qui est passé à "accumuler". Ce dernier souligne que la diversification vers les maisons de repos devrait commencer à impacter fortement le profil du groupe dans le courant 2018, et juge la décote suffisamment attractive pour justifier un avis plus favorable.

Colruyt a subi une vague de révisions négatives de ses objectifs (notamment chez Barclays, HSBC, Raymond James, Deutsche Bank ou ABN Amro), suite à la confirmation de pressions concurrentielles durant le premier semestre de l’exercice 2017/2018. En outre, celles-ci resteront fortes dans le courant de l’année prochaine avec Ahold Delhaize, qui devrait devenir un acteur plus actif sur le marché.

Tendance négative également chez Ontex, avec de nombreuses baisses d’avis (Berenberg, Société Générale, KBC Securities, ABN Amro) suite à la publication de résultats trimestriels qui n’ont pas convaincu les analystes, avec une situation opérationnelle qui ne devrait se stabiliser que dans le courant de l’année prochaine.

Engie traverse pour sa part une passe plus favorable, avec des révisions d’objectif positives sur le mois écoulé, notamment chez Deutsche Bank ou Merrill Lynch. Les courtiers sont de plus en plus emballés par le plan de transformation en cours chez l’électricien français, tandis que le contexte réglementaire devrait être moins défavorable dans le futur.

UCB a vu ses avis relevés à deux reprises en position d’achat, chez KBC Securities et chez Morgan Stanley. Dans ces deux études, les analystes soulignent notamment un potentiel qui ne serait pas apprécié correctement pour le Cimzia, mais également les perspectives prometteuses d’un nouveau médicament (Bimekizumab), qui devrait prochainement démarrer ses essais cliniques de phase III.

Umicore a bénéficié de plusieurs révisions positives de ses objectifs (notamment chez Liberum ou UBS), afin de prendre en compte les perspectives favorables pour les véhicules électriques et l’impact positif de la hausse des prix de certains métaux, extraits dans l’activité de recyclage. La marge bénéficiaire est appelée à augmenter sensiblement durant les prochaines années.

AB InBev a subi une nouvelle baisse de recommandation, JP Morgan étant passé en position vendeuse, estimant que le consensus est trop optimiste et que le brasseur ne mérite plus de prime.

Ackermans a vu ses objectifs grimper (notamment chez KBC Securities, Kepler Cheuvreux ou BNP Paribas Fortis), reflet des bons chiffres dans la plupart des secteurs où le groupe est présent.

Solvay a été descendu en position neutre chez JP Morgan, l’analyste soulignant plusieurs facteurs (concurrence de la Turquie, force de l’euro) susceptibles d’impacter la croissance du bénéfice en 2018.

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