Proximus distribue à ses actionnaires plus que ce qu'il a gagné en 2019

Après deux semaines orientées à la hausse à l'issue desquelles elle avait progressé de 7,1%, la Bourse de Bruxelles a subi des dégagements bénéficiaires ces derniers jours. D'un vendredi à l'autre, son indice Bel 20 a reculé de 2,56% à 4.078,44 points.

Depuis le début de cette année, l'indice Bel 20 qui monte de 3,1%, enregistre 5 bilans hebdomadaires négatifs et 3 positifs.

  • Parmi les meilleures performances de la semaine dans cet indice, Cofinimmo s'est adjugé un gain de 2,19% à 158,40 euros. Du fait de cette performance, l'action de ce gestionnaire immobilier a enfin réussi à pulvériser son record historique de décembre 2006 (155,58 euros). Cofinimmo avait publié la semaine précédente un bénéfice par action dilué de 7,60 euros pour son exercice 2019, en progrès de 25,6%.
  • Autre belle prestation, UCB a progressé de 2,41% à 91,90 euros. Le groupe biopharma a fait part de résultats soutenus pour 2019.  Il a indiqué entrevoir que les ventes de son médicament vedette, le Cimzia, atteindront la  barre des 2 milliards d’euros d’ici 2024. Pour cette année, UCB s'attend à réaliser un bénéfice par action de ses activités centrales compris entre 4,80 et 5,20 euros 

  • Du côté des actions qui ont déçu leurs actionnaires, Ageas a signé la performance la plus décevante dans le Bel 20. Le titre de l’assureur a abandonné 9,80% à 47,48 euros, contre -2% pour l'indice Stoxx 600 des valeurs de l'assurance
    Ageas a pourtant publié des résultats record, frôlant le milliard d’euros, soit 5,05 euros par action. Dans le même temps, il propose à ses actionnaires une hausse de 20,5% du montant brut de son dividende à 2,65 euros par action nettement supérieure à la prévision médiane (2,30 euros) des analystes suivis par Bloomberg.
    Ageas étant très actif en Asie, le marché se demande si ses affaires ne seraient pas "contaminées" par le virus de coronavirus chinois. Lors de la publication des résultats, Bart De Smet a précisé que "l’impact direct de l’ensemble des réclamations lié au 2019-nCoV devrait être limité. Cependant, l’impact indirect provenant du ralentissement économique et de la volatilité des marchés financiers et des taux d’intérêt pourrait influencer nos activités commerciales et nos résultats en Asie".
    Par ailleurs, Ageas a communiqué jeudi que, à la suite des tempêtes Clara et Dennis qui ont touché toute l’Europe à la mi-février, il s’attendait à ce que le montant total des indemnisations dépasse largement celui des tempêtes du printemps 2019. Ces indemnisations s’élèveront probablement à environ 60 millions d’euros, contre 47 millions d’euros lors des tempêtes de mars 2019.
    Sur la base des estimations d'analystes suivis par Bloomberg, Ageas enregistrerait une baisse de 3,4% de son bénéfice par action en 2020 à 4,88 euros, tandis que le montant brut de son dividende resterait inchangé à 2,65 euros.

  • Autre grosse déception dans le Bel 20, Proximus a plongé 6,79% à 24,58 euros. L'opérateur de téléphonie historique en Belgique a publié à la veille de ce week-end une baisse de 26,7% de son bénéfice par action dilué à 1,16 euro. Soit un montant insuffisant pour couvrir totalement la distribution de son dividende annuel d'un montant 1,50 euro. Son conseil d'administration approuve néanmoins le versement de ce montant à ses actionnaires, dont 0,50 euro a déjà été payé en décembre dernier. Tandis que l'action cotera ex-dividende le 22 avril, le solde de 1 euro sera payé à partir du 24 avril prochain.
    Dans le même secteur, Telenet a aussi cédé du terrain. Cette action a reculé de 5,96% à 38,82 euros. L'indice Stoxx 600 Telecom a de son côté gagné 1,8%.  

  • Kinepolis s’est adjugé 2,61% à 58,90 euros. Le gestionnaire de salles de cinéma est parvenu à faire progresser son chiffre d’affaires de 15,9% et son excédent brut d’exploitation de 23,4%. Forts de ces résultats, ses dirigeants proposeront à leurs actionnaires un relèvement de 8,7% du montant brut de son dividende à 1 euro.
  • Apple a cédé 2,9% à 315,6 dollars. Présidé par Warren Buffett, Berkshire Hathaway a réduit sa participation dans une série de sociétés. Comme celles dans Apple, Goldman Sachs, Wells Fargo et Travelers entre autres. L'action "B" de Berkshire Hathaway a gagné 0,78% à 278,70 dollars.  

  • Carrefour a gagné 1,73% à 16,13 euros.  Goldman Sachs a relevé sa recommandation à "acheter " contre "neutre" et porté son objectif de cours de 15,90 à 20 euros. Les analystes de la banque américaine expliquent que 2019 a marqué pour ce distributeur français " la première année complète de croissance des marges d'exploitation en France depuis 2014 " et que les indications données par le groupe impliquent une augmentation des marges d'exploitation d'au moins 30 points de base au second semestre de l'an dernier.
    Pour 2020, ils tablent sur une progression d'environ 10% du bénéfice d'exploitation (Ebit). "En dépit de cette accélération de la croissance, Carrefour se traite sur des plus bas de plusieurs années par rapport à son secteur." Ils estiment ainsi à 30% la décote du titre en termes de ratio valeur d'entreprise/Ebitda par rapport à la moyenne des concurrents européens cotés.

  • À Milan, Intesa Sanpaolo (+0,6% à 2,5215 euros) a lancé une offre de 4,86 milliards d'euros sur UBI Banca. Numéro un de la banque de détail en Italie, Intesa a précisé qu'elle offrait 1,7 action nouvelle pour chaque titre UBI. Son objectif est de créer un acteur d'envergure européenne dans la gestion de fortune et l'assurance, avec un encours de dépôts de plus de 1.100 milliards d'euros. Un tel mariage donnerait naissance à la septième banque de la zone euro par les actifs avec un bénéfice cumulé estimé à plus de 6 milliards d'euros en 2022.
    De son côté, l’action d’Ubi Banca s’est adjugé 27,4% à 4,214 euros.

 

 

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