Quels sont les fonds gagnants de 2017?

©REUTERS

Une fois n’est pas coutume, le second semestre a vu la poursuite des tendances du premier semestre, avec le retour en force de l’Asie, de l’Europe et de la croissance des technologiques.

Par rapport au bilan du premier semestre, quelques rares changements peuvent être observés, notamment la disparition des actions turques, de nombreux fonds en petites et moyennes capitalisations européennes ainsi que des fonds biotechs au profit des fonds exposés aux marchés émergents et au Japon.

Il est également remarquable de constater que pour la première fois depuis longtemps, la quasi-totalité des zones géographiques sont représentées dans le bilan, à l’exception de l’Amérique latine (qui est toutefois indirectement présente par le biais des fonds investis globalement dans les marchés émergents). Même une région malmenée ces dernières années, comme l’Europe émergente, est parvenue à se faire une place dans ce classement, au travers d’un fonds généraliste sur la région et de deux fonds spécialisés sur un pays spécifique (Turquie, République tchèque).

Voici les sept enseignements à tirer de ce bilan annuel.

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1/ The rich is getting richer

La performance des secteurs qui dominaient à la fin du premier semestre a eu tendance à se renforcer. Les 17 fonds asiatiques affichaient ainsi une progression moyenne de 18,8% à la fin juin et terminent l’année sur une progression de 28,9%. Cette constatation est également valable pour les meilleurs fonds exposés à la Chine (de 19 à 32,5%), à l’Inde (de 20,3% vers 29%) ou à l’Europe (de 17,5 vers 26,6%).

2/ The rich is getting richer (part 2)

Les secteurs et zones géographiques qui ont brillé en 2017 sont également ceux qui s’étaient déjà bien comportés ces cinq dernières années. La performance annualisée de 78 fonds disposant d’un historique supérieur à cinq ans atteint la moyenne de 14,4% par an. Ce qui signifie qu’une somme de 100 euros investie dans ce panier de fonds à la fin 2012 se serait transformée en 196 euros à la fin 2017. Comme déjà indiqué ci-dessus, l’Europe émergente fait un peu figure d’exception, avec une performance annualisée moyenne de 2,3% pour les trois fonds exposés à cette région.

3/ Protection

Les fonds d’actions américaines ont pratiquement disparu du classement, avec seulement deux représentants dans le top 100. Avoir investi avec une protection contre les mouvements du dollar face à l’euro aurait toutefois permis de réaliser une performance plus qu’appréciable durant l’exercice 2017. Les meilleurs fonds d’actions américaines couverts face aux mouvements des devises ont ainsi encore progressé de près de 30%.

4/ Asie

La Chine a réalisé la performance la plus soutenue et la plus consistante de l’année, suivie notamment par l’Inde et le Japon (sur le segment des petites et moyennes capitalisations). L’ensemble du continent asiatique a terminé l’année en trombe, en finissant avec près de 50% des fonds repris dans le top 100, sans compter les nombreux fonds en actions émergentes qui sont souvent largement exposés à l’Asie.

5/ Technologie

La technologie a été le seul secteur à pouvoir rivaliser avec les fonds spécialisés sur une zone géographique. Ce secteur a également été à la base de la performance enregistrée aux Etats-Unis ainsi que dans certains pays asiatiques, plus particulièrement sur le marché chinois où des valeurs comme Tencent, Alibaba ou Baidu ont très largement soutenu la tendance. À noter également que trois fonds spécialisés en robotique font partie du groupe de dix fonds qui sont entrés dans le top 100.

La performance annualisée de 78 fonds disposant d’un historique supérieur à cinq ans atteint la moyenne de 14,4% par an.

6/ Les héros déchus

Comme souvent, les fonds qui avaient réalisé les meilleures performances en 2016 ne figurent plus au classement de l’année écoulée, que ce soient ceux investis en Russie, en Amérique latine ou en ressources naturelles. Ceci confirme une nouvelle fois l’adage que les meilleurs fonds sur un exercice éprouvent souvent beaucoup de difficultés à rééditer une bonne performance sur plusieurs années.

7/ Matières premières

Si les fonds obligataires n’ont pas démérité en 2017, ce sont surtout les fonds exposés aux ressources naturelles (énergie, métaux précieux, mines d’or) qui se retrouvent dans le bas du classement. Les produits exposés aux groupes pétroliers ont ainsi perdu entre 7 et 25% sur l’exercice écoulé, contre des baisses de 5 à 17% pour ceux exposés sur les mines d’or.

Les meilleurs gestionnaires

Certains gestionnaires ont mieux tiré leur épingle du jeu. KBC Asset Management ressort comme étant la seule société de gestion à avoir placé cinq fonds dans le top 100, en étant présent notamment sur des segments comme l’Europe centrale, la technologie, l’Asie, les petits et moyennes capitalisations européennes et les entreprises familiales.

Le panorama des gestionnaires belges est également complété par Belfius/Candriam, qui placent quatre fonds dans le classement, notamment sur l’Asie, les marchés émergents et la Chine, mais également leur fonds spécialisé sur la robotique et les innovations technologiques.

Avec quatre nominations, nous trouvons également Comgest, ce qui est loin d’être étonnant vu la spécialisation du gestionnaire parisien sur les marchés asiatiques et le Japon, couplée à une philosophie d’investissement visant à rechercher des valeurs de croissance.

HSBC et JPMorgan AM complètent le panorama.

De très nombreux gestionnaires ont obtenu deux ou trois nominations. À noter également le retour en forme de TreeTop AM, avec deux produits dans le top 100, en étant également le seul gestionnaire à placer un fonds mixte dans le classement.

 

©Vincent Dubois

méthodologie

Nous avons pris en considération l’ensemble des fonds de placement de capitalisation disponibles sur le marché belge, en éliminant les fonds trop petits (inférieur à 10 millions d’euros en actifs sous gestion), les fonds indiciels, et en donnant la préférence au compartiment libellé en euro pour faciliter la comparaison. Certains secteurs (biotech), certaines zones géographiques (pays émergents) ou certains gestionnaires ne proposent toutefois pas toujours de tels compartiments, et nous avons dès lors donné la préférence au volet en dollar. Nous avons également évité les compartiments couverts contre le risque de devise, qui donnent une importance démesurée aux évolutions relatives des différentes devises sur les marchés des changes, même si ces fonds ont souvent figuré parmi les meilleures performances les années où l’euro a eu tendance à fortement s’apprécier par rapport à l’ensemble des autres devises. Enfin, nous n’avons pris en considération que les fonds distribués aux clients particuliers, et nous n’avons retenu que le meilleur fonds de chaque gestionnaire sur une classe d’actifs. La performance annuelle a été arrêtée au 21 décembre.

 

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