Accroc de taille pour Accor (+débriefing actions étrangères)

S&P a dégradé la note de crédit d'Accor après un semestre catastrophique pour le champion européen de l’hôtellerie. ©REUTERS

Les Bourses européennes, bien orientées pendant la majeure partie de la séance, ont terminé en repli.

L'indice Stoxx européen du transport et du tourisme, qui a lâché près de 3,8% sur les deux dernières séances en raison des craintes liées à la résurgence des cas d'infection par le coronavirus en Europe a repris des couleurs ce mardi et signe la meilleure performance sectorielle du jour.

Ce rebond a permis aux perdants de la veille de panser leurs blessures. Ainsi, le voyagiste TUI (+2,14%) et la compagnie aérienne Ryanair (+3,36%) ont retrouvé les faveurs des investisseurs. IAG (+1,77%), la maison mère de British Airways et Iberia avait gagné jusqu'à 3,50% en séance avant de légèrement décrocher.

La bonne tenue du secteur du tourisme n'a toutefois pas occulté les tensions entre les États-Unis et la Chine, un différend commercial qui a permis à l'or de refaire un tour au-dessus des 2.000 dollars l'once. Les craintes liées au coronavirus ont également pesé sur la tendance. De quoi faire culbuter les indices européens dans le rouge en seconde partie de séance.

À la cloche, le CAC 40 parisien a reculé de 0,68%. Même tendance à Francfort où le Dax a perdu 0,30%. Milan et Madrid ont encore perdu des plumes après le repli marqué acté la veille. Londres (-0,83%) a aussi eu du mal à aller de l'avant avec les résultats décevants de BHP Billiton.

Le numéro un mondial de l'extraction minière a glissé de 2,02% après avoir fait état d'un bénéfice annuel en baisse de 4% et inférieur aux attentes. Le groupe minier a dit s'attendre à un ralentissement dans la plupart des économies à l'exception de la Chine.

Notons aussi sur le marché londonien le repli de Marks & Spencer. La chaîne de magasins a perdu 4,89% en réaction à l'annonce d'un plan de suppression de 7.000 postes.

Le groupe hôtelier Accor (-1,20%), déjà mal en point avec une forte baisse de sa fréquentation, a vu sa note de crédité se faire dégrader par l'agence S&P en catégorie spéculative ("junk"). Le leader européen du secteur de l’hôtellerie a effacé près de 44% de sa valeur en bourse depuis le début de l'année.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés