Accumulation de mauvaises nouvelles (+ débriefing actions européennes)

©REUTERS

Les valeurs cycliques ont fait reculer les indices boursiers européens. Les relations Chine-USA, la consommation US et le plan de relance européen préoccupent.

Les marchés boursiers européens ont continué à baisser ce mercredi, affectés par le regain de tensions entre les États-Unis et la Chine, des craintes pour la consommation aux États-Unis et la perspective de négociations budgétaires difficiles en Europe. En clôture, les grands indices nationaux se sont tous repliés. À Paris, le Cac 40 a perdu 1,24%. À Francfort, le Dax a cédé 0,97%. À Londres, le FTSE 100 a abandonné 0,55%.

Les investisseurs redoutent une nouvelle escalade dans le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine. Cette dernière a ouvert un organe de sécurité nationale à Hong Kong, qui permet à ses agents d'intervenir directement sur le territoire de l'ancienne colonie britannique. En réaction, Washington envisagerait des représailles monétaires, selon l'agence Bloomberg. L'une des pistes étudiées consisterait à faire pression sur le dollar de Hong Kong, important pour les échanges commerciaux chinois. Mais une telle stratégie risquerait de déstabiliser le marché des changes. L'action de la banque HSBC , fortement implantée à Hong Kong, a perdu 2,91% en Bourse de Londres.

La propagation du Covid-19 aux États-Unis continue aussi à préoccuper les investisseurs. Un sondage montre que les Américains envisagent de réduire certaines dépenses de consommation à cause de la crise sanitaire. La consommation étant le principal moteur de la croissance économique des États-Unis, les investisseurs se sont inquiétés des répercussions de cette baisse potentielle des achats des consommateurs américains. Ces craintes ont affecté les valeurs sensibles à la conjoncture mondiale, banques et constructeurs automobiles en tête. Renault a reculé de 4,61%. Peugeot a rétrogradé de 4,20%. L'action de l'équipementier auto Continental s'est repliée de 4,03%.

Enfin, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a douché les espoirs d'un accord relativement rapide sur le plan de relance de l'Union européenne, ce qui a également encouragé les ventes d'actions.

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