Air France au ras des pâquerettes (Débriefing actions étrangères)

©Bloomberg

L'Europe boursière n'a pas trouvé les ressources nécessaires pour avancer ce jeudi, coincée entre les craintes de nouvelles mesures de confinement et la mollesse de la reprise économique.

Les marchés européens ont commencé la journée avec le moral dans les chaussettes, abandonnant près de 1% d'entrée de jeu avant de se diriger par à-coups vers l'équilibre et de terminer la séance proches de leurs niveaux d'ouverture. Les investisseurs se méfient toujours de la montée des cas de contamination au coronavirus alors que de nouvelles mesures de confinement menacent d'enrayer la timide reprise de l'économie mondiale.

À la cloche, le CAC 40 parisien a reculé de 0,83%, le Dax allemand de 0,29% et le FTSE 100 de la Bourse de Londres s'est replié de 1,30%.

Les voyagistes et les compagnies aériennes étaient une nouvelle fois pénalisées. Les valeurs du secteur sont sensibles à la moindre mesure de restriction prise pour tenter d'endiguer la pandémie. Plusieurs pays européens, le Royaume-Uni et la France en tête, serrent la vis, ce qui explique cette énième cabriole sur les marchés. Air-France KLM a vu sa filiale néerlandaise réduire considérablement son offre de vols, ce qui a fait fuir les investisseurs. Le titre de la compagnie aérienne a décroché de 6,77% pour terminer à 3,02 euros, soit très loin (environ 70%) des 10,25 euros affichés en début d'année.

Le groupe franco-néerlandais n'était pas le seul à se morfondre dans le rouge. Son concurrent britannique, IAG, propriétaire notamment de British Airways et d'Iberia, a reculé de 5,33% pour repasser sous les 100 livres sterling. Par ricochet, le fabricant de moteurs d'avions Rolls-Royce a effacé 7,57% de sa valeur boursière ce jeudi. Sa capitalisation boursière est passée en un an d'environ 16 milliards de livres à moins de 3 milliards.

La Bourse de Londres a aussi assisté à la dégringolade de Cineworld. Le propriétaire de salles obscures a fait état d'une perte nette de 1,6 milliard de dollars pour le premier semestre 2020, conséquence de la fermeture des cinémas au plus fort de la crise sanitaire. Cineworld a lâché 14,76% en bourse, n'écartant plus l'option d'une levée de fonds pour soulager sa trésorerie.

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