Aversion croissante au risque (débriefing actions européennes)

©REUTERS

Malgré une réduction de leurs pertes en fin de séance, les marchés européens ont fait grise mine ce mercredi. Outre une inversion de la courbe des taux US qui s'accentue, le risque d'une sortie sans accord du Royaume-Uni s'est également accru.

Les principaux indices boursiers ont globalement clôturé en baisse ce mercredi, dans un climat d'aversion au risque, comme en témoigne le repli des investisseurs vers des actifs moins risqués, obligations souveraines en tête. "Le marché actions prend de plus en plus conscience que le marché obligataire lui envoie des signaux assez inquiétants", comme l'illustre la nouvelle inversion de la courbe américaine offrant un rendement obligataire à 10 ans inférieur à celui à 2 ans, souligne Adrien Dumas, gérant actions pour Mandarine Gestion.

Le DAX allemand a reculé de 0,25% et le CAC 40 de 0,34%, tandis que le Footsie britannique a grimpé de 0,35%. L'indice paneuropéen Stoxx 600 a de son côté cédé 0,20%, plombé par le secteur technologique (-1,11%), qui souffre de l'avertissement sur résultats lancé par l'américain Autodesk.

Le compartiment pétrolier a signé la plus forte hausse sectorielle (+0,84%), grâce notamment à BP (+2,19%). Le géant pétrolier britannique a annoncé mardi soir avoir conclu un accord portant sur la cession de toutes ses activités et intérêts en Alaska à Hilcorp Alaska, une filiale de Hilcorp Energy, pour un total de 5,6 milliards de dollars (cinq milliards d'euros).

Contre la tendance également, Hennes & Mauritz a bondi de 4,40% grâce à un changement de recommandation. RBC a relevé son conseil à "surperformer" contre "neutre" précédemment, estimant que les transformations apportées par le groupe de prêt-à-porter lui permettent de gagner des parts de marché sur les principaux marchés. Dans une autre note, Nordea a rehaussé sa recommandation à "conserver" contre "vendre" précédemment. Le broker table sur un rebond des bénéfices d'H&M.

Le titre Thomas Cook a dégringolé de 16,64%. Le voyagiste britannique en difficulté a annoncé avoir trouvé un accord pour céder le contrôle de son activité de tour-opérateur et une partie de sa compagnie aérienne au chinois Fosun moyennant 450 millions de livres. Il espère boucler l'opération début octobre mais doit encore obtenir une série de feux verts, notamment des autorités de régulation. Le groupe prévient en outre que sa recapitalisation pourrait entraîner la fin de sa cotation à la Bourse de Londres, même si le conseil d'administration entend pour l'heure la maintenir.

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