Bayer boudé à Francfort (Débriefing actions étrangères)

©REUTERS

Les marchés européens ont terminé en repli ce jeudi. La montée des taux d'emprunt sur le marché obligataire a encore semé le doute. Bayer a vu rouge après ses résultats.

La prudence était toujours de mise dans les échanges sur les principales boursières européennes. Malgré les messages rassurants envoyés par les banquiers centraux, les investisseurs se font toujours du mouron sur l'inflation. Des craintes qui, depuis plusieurs séances, font chauffer les rendements obligataires.

Dans ce contexte, les indices européens, qui a avait entamé la séance clairement dans le vert, ont changé de direction à de multiples reprises. Au final, le CAC 40 (-0,24%) a terminé en repli. Le FTSE 100 de Londres a abandonné 0,11% alors que le Dax 30 de Francfort a reculé de 0,69%.

De nombreux résultats de sociétés ont animé les échanges, à commencer par les mauvais chiffres présentés par Bayer. Plus forte baisse du Dax, le groupe allemand a cédé 6,39%. En cause, un bénéfice nettement inférieur aux attentes. Le groupe chimique a en effet été pénalisé par la faiblesse du real brésilien et du dollar américain alors que la concurrence sur le marché agricole nord-américain a rogné les marges du champion allemand.

Sur le marché parisien, Axa (+4,19%) s'est signalée parmi les plus fortes hausses du jour. Le bénéfice net en baisse du bancassureur a toutefois chuté de 18% en 2020, à 3,16 milliards d'euros. Un repli qui n'empêchera pas Axa de verser un dividende identique à celui annoncé l'année dernière. 

Veolia a terminé à l'équilibre. Le groupe de services aux collectivités est confiant pour son exercice en cours et s'attend à une "forte croissance" de ses résultats en 2021 après avoir renoué avec la croissance organique au cours des trois derniers mois de 2020.

Toujours à Paris, Safran a reculé de 3,84%. Le spécialiste des moteurs d'avions a réussi à rester bénéficiaire en 2020 malgré la crise historique que traverse le secteur aérien.

Sur le marché londonien, Standard Chartered (-6,16%) a vu ses résultats se dissoudre de manière inquiétante. La banque a toutefois réaffirmé ses objectifs de bénéfice à long terme.

À Londres encore, Anglo American (+3,94%) a publié une légère baisse de son bénéfice annuel, ce qui ne l'empêche pas d'accroître son dividende, les prix élevés des matières premières ayant aidé le groupe minier à se remettre des perturbations dues à la pandémie. 

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