Believe Music se prend les pieds dans le tapis pour ses premiers pas en bourse

Believe accompagne des artistes assez éloignés de la variété française. La start-up musicale préfère se concentrer sur des artistes plus présents sur les supports numériques comme le rappeur marseillais Jul qui génère 80% de ses revenus via le digital. ©Redferns

L'Europe des marchés a terminé sans direction alors que Wall Street a relativisé l'impact de l'accélération de l'inflation. Le Bel 20 se rapproche de son sommet de l'année 2020.

Début d'après-midi chargé ce jeudi avec la réunion de politique monétaire de la BCE et les chiffres de l'inflation US. Dans l'attente des deux rendez-vous les plus attendus de la semaine par les investisseurs, les indices européens ont joué la prudence, restant à proximité de l'équilibre et évoluant sans entrain.

Le statu quo monétaire de la BCE et les prévisions revues à la hausse en termes de croissance ont remis les indices européens en selle. Côté américain, les investisseurs ont accueilli positivement l'annonce d'une accélération plus forte que prévu de l'inflation US en mai, un scénario qui était plus ou moins attendu et qui ne devrait pas pousser la Fed à chambouler son calendrier monétaire.

Le Bel 20 pratiquement à son pic d'avant-crise

À la cloche, les grands indices européens ont terminé la journée sans direction. Ils restent proches de leurs récents sommets. Paris (-0,26%) a perdu des points avec le repli prononcé du spécialiste de l'immobilier américain Unibail-Rodamco-Westfield (-2,43%), cible de prises de bénéfices après avoir pris près de 15% cette semaine.

Bruxelles et son Bel 20 (+0,44% à 4.168,36 points) étaient dans le bon tempo, l'indice de référence à Bruxelles échouant même à quelques dizaines de longueurs de son pic atteint en février 2020 et qu’il n’a toujours pas rallié depuis lors.

-17,69%
Le couac du jour
Believe, le groupe français spécialisé dans l'accompagnement numérique d'artistes et de labels musicaux indépendants a fini sa première séance de cotation 17,69% en dessous de son prix d'introduction (19,50 euros).

Après son bond de la veille, argenx (+3,81%) a encore joué le premier rôle sur le Bel 20 après avoir chauffé de 10% la veille. À l'autre bout du classement, Aedifica a hérité de lanterne rouge avec un repli de 1,3%, à 106,6 euros. Un mouvement baissier attendu et qui fait suite au placement privé réalisé au prix de 102 euros l’action.

Hors Bel 20, les investisseurs se sont rués sur le titre Oxurion (+4,02%). La biotech spécialisée dans l'ophtalmologie signale qu'elle a reçu l'approbation de l'Institutional Review Board pour lancer une étude clinique de phase 2 du THR-687 chez les patients souffrant d'œdème maculaire diabétique.

Stellantis embourbé dans le "Dieselgate"

Sur le Stoxx 600 Europe, le compartiment du transport et des loisirs a pris le temps de souffler sa grimpette de 10% réalisée sur les trois dernières semaines.

Le secteur auto a souffert en réaction à la mise en examen de ses filiales Peugeot et Citroën dans le dossier du Dieselgate.

À l'inverse, les bancaires étaient dans le bon wagon, profitant de la remontée des rendements obligataires. À Bruxelles, KBC a évolué dans le haut du tableau avec un gain de 0,56%. Depuis le début de l'année, le compartiment bancaire du Stoxx 600 a gonflé de plus de 29%. Il s'agit de la plus forte hausse sectorielle en Europe, devant les constructeurs automobiles (+28%).

À l'échelle du Bel 20, la progression depuis le début de l'année du titre KBC est de 18,6%, contre un peu plus de 14% pour l'indice vedette du marché bruxellois.

Le secteur auto, justement, était coincé dans le rouge, pénalisé notamment par les déboires juridiques de Stellantis (-1,31%) qui a vu ses marques Peugeot et Citroën mises en examen dans l'affaire du "Dieselgate".

Grosse claque pour les débuts de Believe

À Paris, Believe a raté son introduction en Bourse avec une chute de 17,69%. La start-up musicale qui encadre les musiciens, notamment sur le très lucratif marché du streaming, avait pourtant limité son cours d'introduction au plus bas de ses ambitions.

Les suiveurs du marché parisien mettent cet échec sur le compte d’un environnement de marché défavorable, n'écartant pas un retour en fanfare d'une des plus grandes réussites de l'industrie musicale en France.

À New York, les trois grands indices de Wall Street gagnaient du terrain au moment où les marchés européens refermaient leurs portes.

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