"C'est le grand retour de la volatilité" (débriefing actions européennes)

©AFP

Les marchés européens n'en ont pas fini avec le nouveau coronavirus, malgré le soutien des banques centrales. Les valeurs cycliques sont à nouveau attaquées.

Les principaux indices actions en Europe sont repartis à la baisse ce jeudi, dans un climat marqué par une profonde nervosité. "C'est le grand retour de la forte volatilité et compte tenu du brouillard dans lequel on est, les marchés partent dans un sens puis dans l'autre", note Guillaume Garabedian, responsable de la gestion-conseil chez Meeschaert Gestion Privée.

Le DAX allemand a reculé de 1,51%, le Footsie britannique de 1,62% et le CAC 40 de 1,90%. L'indice paneuropéen Stoxx 600 a, de son côté, lâché 1,43%, plombé par ses valeurs cycliques comme les matières premières (-4,25%) et l'automobile (-3,36%).

À la Bourse de Paris, JCDecaux a perdu 0,20%. Le géant de l'affichage publicitaire français a pourtant fait état pour 2019 d'un bénéfice net record de 265,5 millions d'euros, en progression de 34,6%, un chiffre d'affaires de 3,5 milliards d'euros et des indicateurs financiers (flux de trésorerie et marge opérationnelle) en progression à deux chiffres. Mais "le premier trimestre va être affecté par le coronavirus", a prévenu le groupe, tablant sur une baisse de 10% de son chiffre d'affaires ajusté à données constantes.

Le titre Pernod Ricard a par contre grimpé de 1,63%. Le groupe de spiritueux a annoncé jeudi une prise de participation dans la maison de gin japonais Kyoto Distillery. Le montant de l'acquisition et le niveau de la prise de participation n'ont pas été révélés. "Il s'agit d'une participation significative mais pas majoritaire", a indiqué un représentant du groupe.

À Francfort, Merck KGaA (+0,31%) a enregistré en 2019 une hausse de 8,9% de son chiffre d'affaires, à 16,2 milliards d'euros. Pour 2020, le groupe allemand de chimie estime que l'impact du nouveau coronavirus s'atténuera probablement au deuxième trimestre, réduisant de seulement 1% ses revenus. "Compte tenu de l'exposition de Merck à la Chine, les investisseurs se préparaient à de mauvaises nouvelles mais les perspectives sont probablement meilleures que beaucoup ne le craignaient", explique Wimal Kapadia, analyste chez Bernstein.

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