Chute pour Aegon et Thyssenkrupp (Débriefing actions européennes)

La Bourse d'Amsterdam a été plombée par la chute du titre de l'assureur Aegon. ©Bloomberg

Les principales places boursières en Europe ont montré des signes d'essoufflement ce jeudi après les hausses alignées ces derniers jours.

L'Europe des marchés s'est octroyé une pause après avoir pris de la hauteur lors des séances précédentes. Les inquiétudes sur la vigueur du rebond de l'économie sont revenues au premier plan, notamment suite à la publication des résultats décevants de plusieurs grands noms de la cote. La diffusion en seconde partie de séance des chiffres de l'emploi américain, meilleurs qu'attendu, n'ont pas freiné la tendance au repli.

Au final, le CAC 40 de la Bourse de Paris a perdu 0,61% à 5.042,38 points. Le Dax allemand a lâché 0,50%. À Londres, le recul des indices était plus marqué (-1,50%), notamment en raison de plissement des valeurs pétrolières et des grands banques britanniques.

À Amsterdam (-0,89%), ce sont les comptes d'Aegon qui ont plombé l'ambiance. L'assureur néerlandais n'a pas atteint ses objectifs financiers au premier semestre et a revu sérieusement à la baisse ses ambitions pour le reste de l'année. Le titre d'Aegon a chuté de plus de 15% sur le marché amstellodamois, ce qui porte sa cabriole depuis le premier janvier à près de 40%.

Thyssenkrupp  a aussi fait les frais d'un rapport financier chaotique. Son action a glissé de plus de 16%, la plus forte baisse du Stoxx 600, après avoir dit prévoir une perte annuelle d'un milliard d'euros pour sa division sidérurgie, que le conglomérat allemand sera contraint de remanier, à moins qu'il ne décide de la vendre.

Autre baisse notable en Europe, Carlsberg  a cédé 5,79% à la Bourse de Copenhague. Le troisième brasseur mondial derrière AB InBev et Heineken s'attend à une baisse de 10% à 15% de son bénéfice d'exploitation annuel, alors que les restrictions mises en œuvre contre la pandémie de Covid-19 vont pénaliser les ventes au second semestre dans ses marchés clés que sont la Chine et l'Europe de l'Ouest.

Deutsche Telekom fait partie des rares réjouissances du jour. Le champion allemand des télécoms  a gagné 1,32% grâce à des résultats trimestriels en hausse gonflés par la cession de sa filiale américaine T-Mobile.

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