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analyse

Coolblue reporte à nouveau son entrée en Bourse

Après le spécialiste des toitures Marley à Londres, Icade Santé à Paris ou encore le vendeur suisse de montres Chronex, c'est au tour du détaillant en ligne Coolblue de renoncer à sa cotation à la Bourse d'Amsterdam. ©rv

Coolblue est la dernière société en date à se dégonfler juste avant de franchir le seuil des marchés boursiers. Elle invoque un climat incertain sur les marchés. Vraiment?

Beaucoup de suiveurs de la Bourse d'Amsterdam ont été déçus d'apprendre l'annulation en dernière minute de l'entrée en bourse du champion néerlandais de l'e-commerce.

C'est la seconde fois en l'espace de quelques mois que Coolblue fait une croix sur son baptême boursier. À présent, le groupe n'évoque même plus d'agenda, si bien qu'on peut se demander s'il reviendra encore frapper à la porte de la bourse cette année.

3 à 4
Milliards d'euros
Coolblue visait une valorisation oscillant entre 3 à 4 milliards d'euros.

Coolblue était en passe de figurer parmi les plus grosses IPO européennes de l'année. Avec une valorisation boursière estimée entre 3 et 4 milliards d'euros, l'entreprise batave prévoyait de lever 150 millions d'euros avec son entrée en bourse.

Mauvais timing

Il y a quinze jours, Coolblue avait remis son IPO en selle pour une arrivée en bourse dans le courant du mois d'octobre. Comment expliquer un changement d'avis aussi brutal?

Actuellement, l'inquiétude monte dans les salles de marchés sur la prise de poids des as de la tech pendant la crise sanitaire et les projecteurs se tournent à présent sur les actions plus à même de profiter de la reprise de l'activité.

"Les investisseurs de Coolblue n'étaient clairement pas disposés à engager de l'argent dans l'offre après avoir évalué les perspectives de croissance de l'entreprise."
Corné van Zeijl
Stratège chez Actiam

En termes de timing, Coolblue arrive aussi un petit peu à la fin de la période faste traversée ces derniers trimestres par les géants technologiques et les spécialistes du commerce en ligne. Les consommateurs reprennent leurs "anciennes habitudes", ce qui fait dire à beaucoup d'analystes que "le pic des achats en ligne est derrière nous".

Pour Corne van Zeijl, stratège pour le compte du fonds néerlandais Actiam, "les investisseurs de Coolblue n'étaient clairement pas disposés à engager de l'argent dans l'offre après avoir évalué les perspectives de croissance de l'entreprise".

Manque de bras

À la Bourse de Londres, plusieurs grands noms de la vente en ligne, comme Asos, Boohoo et AO World ont déçu la cote avec leurs avertissements sur bénéfice. Outre la flambée des prix des matières premières, ils ont également mis en lumière les pénuries de main-d’œuvre aux différents étages de la logistique mondiale. Des pépins qui affectent également Coolblue, à en croire la presse néerlandaise.

Les déboires de The Hut Group (THG), l'un des détaillants en ligne les plus en vue à être entré en bourse récemment, ont également pu refroidir davantage Coolblue. THG a chuté de 35% ce mardi, n'étant pas parvenu à apaiser les inquiétudes des investisseurs concernant sa plateforme de commerce électronique Ingenuity. L'action ne vaut plus qu'un peu plus de la moitié de son prix affiché lors de son introduction en bourse en septembre 2020.

Le résumé

  • Coolblue renonce à son IPO prévue en octobre à Amsterdam.
  • Les conditions ne sont pas idéales sur les marchés, selon Coolblue.
  • D'autres entreprises ont récemment reporté leur entrée en bourse.

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