EDF fait bondir les "utilities" (débriefing actions européennes)

Les marchés européens ont terminé la semaine sur une note légèrement négative, les investisseurs privilégiant les prises de bénéfice en l'absence de catalyseurs positifs.

Les principaux indices boursiers en Europe ont clôturé autour de leur point d'équilibre ce vendredi. Il y a certes "une approche peut-être un peu plus prudente" sur les marchés en raison de l'épidémie de Covid-19 "mais malgré tout, ceux-ci résistent bien à toutes les mauvaises nouvelles", a souligné auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque. "Il y a beaucoup de sérénité et de distance dans les marchés, qui n'ont jamais cédé à la panique" ni connu "de mouvements violents à la baisse" depuis le début de la crise.

Le DAX allemand a reculé de 0,01%, le CAC 40 de 0,39% et le Footsie britannique de 0,58%. L'indice paneuropéen Stoxx 600 a de son côté lâché 0,13%, tiraillé entre le secteur des "utilities" (+1,42%) et ses valeurs bancaires (-0,70%).

Le titre EDF a signé la plus forte hausse en Europe (+9,68%). L'électricien a annoncé un bénéfice net multiplié par plus de quatre en 2019, gonflé comptablement par des résultats financiers liés à la bonne performance des marchés financiers. Il a ainsi atteint 5,2 milliards d'euros, contre 1,2 milliard un an auparavant. Pour 2020, EDF se montre optimiste et table sur un ebitda dans une fourchette de 17,5 à 18 milliards d'euros. Cette année devrait en effet bénéficier de conditions de prix favorables et de la hausse des tarifs réglementés en France.

Le constructeur automobile Renault (-0,90%) a enregistré une perte nette de 141 millions d'euros en 2019, tombant dans le rouge pour la première fois en dix ans. Le groupe au losange a été victime d'une baisse de son activité qui s'est traduite par une chute de sa rentabilité opérationnelle à 4,8% des ventes, contre 6,3% en 2018. La marge opérationnelle a chuté de près d'un milliard d'euros à 2,66 milliards.

À Londres, Royal Bank of Scotland a perdu 6,82%. Malgré un bénéfice presque doublé en 2019, la banque britannique a prévenu toutefois que les conditions de marché restaient difficiles, entre faible croissance économique sur fond de Brexit, contexte de taux bas et de vive concurrence notamment sur les prêts immobiliers au Royaume-Uni. Par conséquent, elle enterre pour de bon son objectif de retour sur fonds propres de plus de 12% en 2020.

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