Entrée en bourse décevante pour la branche énergie de Siemens

Christian Bruch (à gauche), CEO de Siemens Energy AG, et Ralf P. Thomas (R), CFO de Siemens AG, ce lundi matin à la Bourse de Francfort. ©EPA

Le conglomérat allemand Siemens a introduit en bourse, ce lundi à Francfort, sa division Siemens Energy dont la valorisation est retombée bien en dessous des attentes des analystes.

À l'ouverture, les actions de Siemens Energy, qui réunit l'activité historique du groupe de construction de turbines, mais aussi le gaz, le pétrole, l'éolien et la transmission d'énergie, s'échangeaient à 22,01 euros. A la clôture, elles terminaient à 21,34 euros, en baisse de 3,04%. La valorisation s'élevait du coup à 15,5 milliards d'euros, soit bien en dessous des prévisions des analystes, qui prévoyaient une capitalisation entre 17 et 24 milliards d'euros.

Il faut dire que la division "Gas and turbines", au coeur de Siemens Energy cumule de mauvais résultats depuis des années, ce qui a pu installer le doute chez les investisseurs.

"Avec la cotation de Siemens Energy, nous franchissons une nouvelle étape dans la réorganisation structurelle de Siemens."
Joe Kaeser
Patron de Siemens

Changement stratégique

Le conglomérat allemand s'est séparé de 55% de ses parts dans la filiale, soit environ 399 millions d'actions qu'il a distribuées à ses actionnaires. Il a également transféré 9,9% à son fonds de pension. "Avec la cotation de Siemens Energy, nous franchissons une nouvelle étape dans la réorganisation structurelle de Siemens", a estimé le patron de Siemens, Joe Kaeser, dans un communiqué.

5
entrées en bourse
L'entrée en bourse de Siemens Energy est la cinquième d'une filiale de Siemens depuis le début des années 2000.

Annoncée il y a un an, la séparation de cette branche avait fait l'effet d'un coup de tonnerre, le domaine de l'énergie étant l'activité historique de l'entreprise. Elle s'inscrit dans la stratégie de Siemens de tourner le dos à l'industrie lourde, où le groupe munichois a ses racines, pour miser sur la vague du numérique dans l'industrie manufacturière, plus rentable.

Après Osram et Siemens Healthinneers, Infineon et Epcos, c'est la cinquième entrée en bourse d'une filiale de Siemens depuis le début des années 2000.

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