Europcar dans le club des "penny stocks" (débriefing actions étrangères)

Europcar, dont le projet de restructuration de la dette inquiète, a vu son titre dégringoler à un plus bas historique. ©Bloomberg

Les marchés européens ont bu la tasse avec le retour d'un Nasdaq chancelant après un jour férié. L'action Europcar a fondu et vaut à présent moins d'un euro.

Londres exceptée, les principales bourses européennes ont démarré la séance dans le rouge, attendant de voir comment les investisseurs américains allaient réagir après un long weekend consécutif à deux séances chaotiques, en particulier pour les valeurs technologiques du Nasdaq. À l'ouverture de la Bourse de New York, la tendance baissière s'est amplifiée, avec notamment la chute de Tesla.

À la cloche, toute l'Europe était vêtue de rouge. Le CAC 40 parisien a cédé 1,59% et revient pour la cinquième fois depuis le début du mois sous les 5.000 points. Même constat pour le DAX allemand qui a reculé de 1,01%. La Bourse de Londres, bien aidée par de bons résultats d'entreprises, a mieux résisté et a glissé de 0,12%.

EDF a perdu 7,9%. L'énergéticien a vu au mois d'août sa production d'électricité nucléaire fondre de 17,6% sur un an. EDF a aussi lancé avec succès une émission obligataire de 2,4 milliards d'euros.

Toujours à Paris, l'action Europcar, dans le dur depuis le début de la crise sanitaire, a connu une séance noire, effaçant 39,39% de sa valeur pour atterrir à 0,74 euro, un plus bas historique. Les investisseurs se sont montrés frileux à l'idée de voir le loueur de voitures entamer les discussions pour restructurer sa dette. Le groupe avait été introduit en bourse par son principal actionnaire, la société d'investissement Eurazeo (-3,04%), en juin 2015 au prix de 12,25 euros.

À Londres, le champion britannique de l'analyse de données Experian a grimpé de 4,47%. Son chiffre d'affaires pour le trimestre écoulé, a agréablement surpris la cote.

EasyJet a lâché 4,93%. La compagnie aérienne n'a pas donné de prévisions de résultats pour l'exercice en cours et pour l'année prochaine, signalant juste qu'elle allait réduire la voilure un peu plus que prévu initialement pour le dernier trimestre 2020.

Sur le marché francfortois, Infineon (-1,89%) a signé une des plus fortes baisses du DAX, victime comme l'ensemble des valeurs technologiques européennes de l’inquiétude qui secoue actuellement le secteur.

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